Louise promit à son nouvel associé de le tenir au courant du résultat de ses efforts et, par une belle matinée de septembre, le convoi s'ébranla, prenant ce même chemin qui, dix ans plus tôt, l'avait mené à la fortune.
X
Dès les premières étapes, François Chausserouge apprécia pour quelle large part l'expérience paternelle avait contribué à la prospérité de l'établissement.
Lors de la première tournée, il s'était toujours déchargé sur le vieux dompteur du soin de l'administration.
Maintenant c'était à Jean Tabary qu'était échue cette tâche plus lourde qu'on ne le supposait.
Or, bien que le jeune homme apportât dans l'accomplissement de ses devoirs une réelle conscience, son ignorance des petits détails du métier lui faisait commettre mille maladresses.
Il était en outre insuffisamment secondé par le nouveau personnel qu'il avait recruté; aussi le succès des premières représentations qui furent données s'en ressentit-il. La publicité était mal faite; les emplacements mal choisis, l'installation défectueuse.
Ou bien le service des vivres était mal assuré et il arriva par deux fois qu'on dût, à défaut de viande de cheval, mettre à sac les boucheries pour nourrir les animaux.