—Dors tranquille, mon fillot! La mère Tabary n'est pas de la rosée de ce matin, elle en a bien vu d'autres. Demain nous serons les maîtres, car demain, comme je te l'ai promis, nous serons débarrassés de l'autre, de celui qui nous gêne, du beau dompteur, du défenseur des orphelins... Quant à la petite, je sais d'avance qu'elle ne parlera pas!

—Mais si pourtant elle allait?..

—Je te dis de dormir tranquille... Laisse-moi faire, tu es malade, ne t'occupe de rien...

—Mère, je veux me lever... Je n'ai plus rien et je puis t'être utile...

—Il faut que tu ne prennes part à rien... au contraire. Demain soir tu pourras sortir... Laisse-moi faire jusque-là.

Quant à Zézette, l'entretien qu'elle avait eu avec Louise Tabary la laissa fort troublée.

Elle avait encore quelques minutes avant la représentation, elle courut prévenir Fatma de ce qui venait de se passer.

Évidemment, un danger inconnu la menaçait; elle pouvait à présent s'attendre à tout; il fallait qu'elle se sentit de suite vigoureusement appuyée.

—Fais vite venir Charlot... Je prévois qu'il y aura du grabuge... Tout sera fini d'une façon ou de l'autre d'ici à quarante-huit heures, mais je ne veux pas être prise au dépourvu. Qu'il s'arrange pour être libre, je lui revaudrai cela...

—Que devra-t-il faire?