Et le fauve, relevant la tête, chercha à lécher le poignet de son amie, comme s'il voulait répondre à son affectueuse parole.
Lorsque la salle fut faite, que le bonisseur eut annoncé le commencement de la représentation, Zézette, redevenue calme, fit son entrée.
Après les exercices de Giovanni, elle manoeuvra ses bêtes avec la même aisance qu'à l'ordinaire.
Le dernier numéro, c'est-à-dire son entrée dans la cage de Néron, remporta un énorme succès.
Elle mit une sorte de coquetterie à obtenir de la docilité de l'animal des résultats qu'elle n'avait jamais obtenus jusque-là. Le fauve, sous le fouet de sa dompteuse, devenait câlin.
Elle le fit sauter, se coucha sur lui, introduisit sa tête bouclée dans sa gueule.
Néron exécutait comme un simple caniche les exercices les plus variés sans la moindre résistance.
Elle sortit de là au milieu des applaudissements, encore plus calme qu'auparavant.
Au premier rang des spectateurs, Charlot le lutteur, qu'un avis de Fatma avait fait accourir, se faisait remarquer par son enthousiasme.
Quand la foule se fut écoulée, il resta seul dans la ménagerie et vint complimenter Zézette.