La seule chose qui console jamais l'homme des choses stupides qu'il fait, c'est l'éloge qu'il ne manque pas de se donner pour les avoir faites.

Il peut néanmoins se trouver des gens qui en aient enfin assez de cette étrange tendance moderne qui charge l'enthousiasme de faire le travail de l'intelligence.

Pour ceux-là et leurs semblables, Chuang-Tzù sera le bienvenu.

Mais ils n'ont qu'à le lire.

Qu'ils le fassent sans parler de lui. Il serait un trouble-fête aux dîners, il serait impossible aux thés de l'après-midi, car sa vie entière fut une protestation contre la parole en public.

«L'homme parfait s'ignore lui-même; l'homme divin ignore l'action; le véritable sage ignore la réputation.»

Tels sont les Principes de Chuang-Tzù.

NOTES:

[57] Speaker, 8 février 1890, à propos de Chuang-Tzù mystique moraliste et réformateur social, traduit du chinois par Herbert A. Giles.