Aux profondeurs de l'Orient les cieux deviennent plus célestes D'un soir à l'autre et encore les glorieuses étoiles se souviennent de paraître; Les roses, sur la colline sont parfumées comme avant. Seulement ta figure, chère entre toutes choses, Je ne la verrai jamais plus.

Il y a là des défauts; il y a beaucoup de défauts.

Mais les vers que nous avons mis en italique sont charmants.

Le tempérament de Keats, les états d'esprit de Matthew Arnold ont influencé M. Ghose: pouvait-il y avoir une influence meilleure pour un débutant.

Voici quelques stances d'une autre poésie de M. Ghose.

Sous une ombre épaisse je m'étendrai, et sous l'ombre plus épaisse encore de la nuit, où pas une feuille ne connaît ses voisines; Oubliant l'éclat des étoiles, oubliant La visite printanière de la rose; Et loin de tous les délices, préparant le repos à mon cœur.

Oh! n'implore pas le silence, toi! trop tôt, trop sûrement L'automne viendra, et pleurera à travers ces branches: Quelques oiseaux se tairont, des fleurs ne vivront plus Et tu glisseras maigre toi tristement sous le sol. Et tu seras silencieux dans ce sommeil éternel.

Il y a de la verdure encore, la où s'égare la blonde déesse: Alors suis-la, jusqu'à ce que tout se flétrisse autour de toi. Ne perds pas une vision de sa figure passagère. Ne perds pas un bruit de sa robe moëlleuse, quand ici Elle traîne sur les feuilles humides de l'année en son déclin rapide.

Le second vers est très beau, et l'ensemble annonce de la culture, du goût et du sentiment.

M. Ghose arrivera un jour à se faire un nom dans notre littérature.