L'un d'eux était dans la cellule avec lui, l'autre se tenait en dehors.

La figure de l'enfant était comme un masque blanc de terreur, d'affolement.

Il y avait dans son regard l'épouvante d'un animal traqué.

Le lendemain, à l'heure du déjeuner, je l'entendis crier, demander qu'on le laissât sortir.

Il appelait ses parents dans ses cris.

De temps à autre j'entendais la voix grave du gardien de service, qui lui disait de rester tranquille.

Et pourtant il n'était pas même condamné pour aucune petite faute dont il eût été accusé.

Il était simplement en prévention.

Cela, je le savais parce qu'il portait ses habits à lui, qui paraissaient assez propres. Mais il avait les chaussettes et les souliers de la prison.

Cela indiquait que c'était un enfant très pauvre, dont les souliers, si même il en avait, étaient en mauvais état.