Caligula, encore moins réservé que Tibère, qu’il s’étudiait à imiter, afficha effrontément ses amours infâmes avec Marcus Lépidus, le comédien Mnester et plusieurs otages avec lesquels il avait un commerce réciproque (commercio mutui stupri). Valérius Catullus, fils d’un consulaire, lui reprocha un jour d’avoir abusé de sa jeunesse (stupratum à se ac latera sibi contubernio ejus defessa, etiam vociferatus est); mais, grossier et brutal dans ses plaisirs, il ne les variait par aucun raffinement de volupté, et la gourmandise, plutôt que la luxure, inspirait les déréglements de son imagination. Il chercha l’extraordinaire, le monstrueux, excepté en amour, qui ne fut pas même un prétexte à ses prodigalités. «Sans parler de ses incestes avec ses sœurs et de sa passion bien connue pour la courtisane Pyrallis, raconte Suétone, il ne respecta aucune femme de la plus haute distinction (non temere ullâ illustriore feminâ abstinuit). Ordinairement il invitait à souper ces dames avec leurs maris, et là, les faisant passer devant lui, il les examinait longuement et minutieusement, à la façon des marchands d’esclaves. Puis, à plusieurs reprises, sortant de la salle du festin avec celle qui lui avait plu, il la ramenait bientôt, sans cacher les souillures récentes de sa débauche, et louait ou critiquait tout haut cette malheureuse, dont il énumérait les beautés ou les imperfections corporelles, ainsi que ses propres exploits. Il en répudia quelques-unes au nom de leurs époux absents, et il fit insérer ces divorces dans les actes publics.» Au reste, Caligula fit, en quelque sorte, oublier ses désordres par ses ingénieuses cruautés, par ses folles dépenses et par ses impitoyables exactions. Parmi les impôts bizarres et ignobles qu’il établit à Rome, il faut citer le vectigal de la Prostitution: chaque prostituée était taxée au prix qu’elle exigeait elle-même en vendant son corps (ex capturis prostitutarum, quantum quæque uno concubitu mereret). L’empereur ajouta depuis, à ce chapitre de la loi, qu’un pareil droit serait exigé de tous ceux, hommes et femmes, qui avaient vécu du lenocinium et du meretricium. On comprend que la fixation de cet impôt ne pouvait être qu’arbitraire et facultative.
Mais un des faits les plus singuliers du règne de Caligula, c’est la fondation et l’ouverture d’un lupanar dans le palais des Césars. Ce fait monstrueux, qui est rapporté par Dion Cassius et par Suétone, a paru si peu vraisemblable à quelques critiques, qu’ils ont voulu voir une altération du texte dans ce passage, que Dion, à leur avis, aurait copié de confiance, d’après Suétone, en l’amplifiant et en le poétisant. Selon ces critiques, il s’agirait d’un tripot et non d’un lupanar. Dion ajoute seulement au récit de l’historien latin, que Caligula avait pris dans les Gaules l’idée de son lupanar impérial. «Afin qu’il n’y eût aucun genre d’exactions qui ne fût mis en pratique, il établit un lupanar dans le palais: là, un grand nombre de cellules furent construites et ornées suivant la convenance du lieu, et des matrones, des ingénus, occupèrent ces cellules. L’empereur envoyait ses nomenclateurs autour des places et des basiliques, pour inviter à la débauche (in libidinem) jeunes gens et vieillards. Les arrivants trouvaient à emprunter de l’argent à usure, et l’on prenait les noms de ceux qui payaient largement leur écot, comme s’ils souscrivaient ainsi pour l’accroissement des revenus de César.» Ces détails sont, en effet, très-vagues et très-obscurs; on les appliquerait plutôt à un tripot qu’à un lupanar, et l’on ne se rend pas compte surtout de cet emprunt qui attendait les nouveaux venus que les nomenclateurs avaient recrutés sur la voie publique. Suétone veut-il faire entendre par là que le prix de cette Prostitution, sous la garantie de l’empereur, était si considérable que nul n’avait assez d’argent sur soi pour la payer? Ce qui nous fait présumer que ce prétendu lupanar n’était qu’une maison de jeu, dirigée par des matrones et des fils de famille (ingenui), c’est que Suétone ajoute immédiatement des particularités qui ne peuvent se rapporter qu’aux jeux de hasard (alea), dans lesquels Caligula usait de fraude et de parjure pour être toujours maître de la chance.
Quoi qu’il en soit, si l’emploi de préfet des voluptés (à voluptatibus), créé par Tibère, subsista jusqu’au règne de Néron, il est certain que le lupanar impérial ne survécut pas à Caligula, qui l’avait inventé et qui en tirait de gros bénéfices. Son successeur Claude ne fut pas moins cruel ni moins sanguinaire que lui, mais il n’en arriva pas à de semblables excès d’impudeur. Il eut trop de femmes légitimes pour avoir beaucoup de maîtresses, et celles qu’il se donna, par caprice plutôt que par amour, n’eurent point assez de notoriété et d’éclat pour que l’histoire ait parlé d’elles. Suétone, qui a soin d’enregistrer les mariages et les divorces de Claude, en flétrissant les honteuses débauches (libidinum probra) de sa première femme, Urgulanilla, et les éclatants débordements de la troisième, Messaline, Suétone formule un jugement général à l’égard des mœurs de cet empereur: «Il aima passionnément les femmes, mais il n’eut aucun commerce avec les hommes (libidinis in feminas profusissimæ, marium omnino expers).» Quels que fussent d’ailleurs les désordres de Claude, ils étaient loin d’égaler ceux de cette Messaline qui a été immortalisée par Juvénal (voy. le fameux morceau de la Satire VI, page 22 du présent volume), et dont le nom est devenu, dans toutes les langues, le synonyme de la Prostitution la plus effrontée. Il faut chercher dans Tacite le récit des crimes et des impudicités de cette impératrice (Liv. XI), qui avait osé, du vivant de l’empereur, se marier publiquement avec Silius et célébrer ce mariage adultère par une orgie où elle joua le rôle de bacchante. Malgré l’identité d’une courtisane nommée Lysirca, qui ressemblait à Messaline, et qui avait pu se faire passer pour elle dans l’exercice de son métier de prostituée, nous n’entreprendrons pas de prouver que Messaline a été calomniée par l’histoire, et qu’une fatale ressemblance a fait seule son infâme célébrité.
L’exemple de Messaline semblait avoir encouragé Néron à surpasser ses prédécesseurs dans la carrière des crimes de la Prostitution. Dès qu’il eut levé le masque qui déguisait ses mauvais penchants, il se jeta dans tous les excès que le raffinement du libertinage avait pu imaginer et il donna satisfaction à tous ses vices. Dans les premiers temps, il s’imposait encore quelque contrainte en se livrant à la débauche, à la luxure et à ses passions pétulantes, qu’on pouvait faire passer pour des erreurs de jeunesse. Dès que le jour tombait, il se couvrait la tête du bonnet des affranchis ou d’une cape de muletier pour courir les cabarets et les lieux suspects; il vagabondait dans les rues, insultant les femmes, injuriant les hommes et frappant tout ce qui lui résistait. Il se compromettait alors avec les plus viles mérétrices, avec les plus indignes lénons; il battait souvent et se faisait battre quelquefois. C’était, suivant lui, une manière adroite d’étudier le peuple sur le fait, et d’apprendre à vivre en simple citoyen. Comme les lupanaires, les maîtres d’esclaves, les cabaretiers et les boulangers menaçaient de lui casser les reins, il ne sortit plus sans être suivi à distance par des gens armés, qui venaient au besoin lui prêter main-forte. Mais il dédaigna bientôt de cacher ses mœurs, et il se plut, au contraire, à les afficher devant tout le monde, sans s’inquiéter du scandale et du blâme. Ainsi, le voit-on souper en public, soit au Champ-de-Mars, soit au grand Cirque, et il se faisait servir par toutes les prostituées de Rome et par des joueuses de flûte étrangères (inter scortorum totius urbis ambubaiarumque ministeria).
Ce n’est pas tout; toutes les fois qu’il se rendait à Ostie par le Tibre ou qu’il naviguait autour du golfe de Baïes, on établissait, tout le long du rivage, des hôtelleries et des lieux de débauche où des matrones, jouant le rôle des maîtresses d’auberge, avec mille cajoleries, l’invitaient à s’arrêter. Il s’arrêtait fréquemment, et son voyage se prolongeait ainsi pendant des semaines. Un préfet des voluptés ne lui suffisant pas, il institua, en outre, un arbitre du plaisir, et ce fut Pétrone qui paraît avoir rempli cette charge difficile, au contentement de Néron. Il était non-seulement l’arbitre du plaisir, mais encore de l’élégance (elegantiæ arbiter, dit Tacite), et Tigellin ne lui pardonna pas d’être si habile dans la science des voluptés (scientiâ voluptatum potiorem). On ne saurait croire néanmoins que Pétrone arbiter ait approuvé les abominables impudicités que l’empereur se permettait sans la moindre hésitation, dès que l’idée lui en venait. Tacite, Suétone, Xiphilin, Aurelius Victor, ont parlé de ces infamies; mais ils ont évité de les peindre en détail et de faire comparaître dans ce hideux tableau les lâches complaisants qui partageaient l’orgie impériale ou qui en secondaient les turpitudes. Suétone, après avoir signalé le commerce pédagogique de Néron avec des ingénus (ingenuorum pædagogia) et ses adultères avec des femmes mariées, l’accuse simplement d’avoir violé la Vestale Rubria. Il est plus explicite sur son mariage exécrable avec Sporus, et sur son inceste avec sa mère.
Sporus était un jeune garçon, d’une beauté incomparable; Néron en devint éperdument amoureux, et il souhaita que Sporus fût une femme; il essaya, par un détestable égarement d’imagination, de changer le sexe du jeune homme, qu’il fit mutiler (ex sectis testibus etiam in muliebrem transfigurare conatus). Alors, lui ayant constitué une dot et le parant du voile nuptial comme une fiancée, il fit célébrer avec pompe la cérémonie d’un mariage, où il épousa son Sporus (celeberrimo officio deductum ad se pro uxore habuit), sous les regards d’une nombreuse assemblée qui applaudit à cette odieuse mascarade. Quelqu’un qui assistait à la fête se permit un bon mot qui aurait pu lui coûter cher: «Il aurait été fort heureux pour le genre humain, que le père de Néron, Domitius, eût épousé une pareille femme!» Néron resta longtemps épris de Sporus, qu’il avait revêtu du costume des impératrices et qu’il n’avait pas honte de laisser paraître à ses côtés en public; il voyagea en Grèce avec ce mignon, et de retour à Rome, il se montra en litière avec lui pendant les fêtes sigillaires, et on les voyait à chaque instant s’embrasser (identidem exosculans). Quant à sa mère, Agrippine, ce fut elle, selon Tacite, qui sollicita la première les sens de Néron pour se faire un crédit fondé sur une liaison impudique; mais Néron, tout en s’abandonnant à ces criminelles amours, n’accorda pas à sa complice le pouvoir qu’elle convoitait, et il ne tarda pas à se lasser des importunités qu’il s’était attirées comme un châtiment de son inceste. Selon Suétone, il aurait aimé follement Agrippine, sans arriver à l’accomplissement de ses désirs coupables, soit qu’Agrippine eût l’adresse et la force de les tenir en respect, soit plutôt qu’il en eût été détourné par ses confidents qui lui firent comprendre le danger de se mettre ainsi sous la sujétion d’une femme impérieuse. Il conserva toutefois à l’égard de sa mère une intention libertine, qui se traduisait par des actes impurs, lorsqu’il se promenait en litière avec elle. (Olim etiam, quoties lectica cum matre veheretur, libidinatum inceste, ac maculis vestis proditum, affirmant.) Bien plus, pour que l’illusion lui présentât mieux les apparences de la réalité, il admit au nombre de ses concubines une courtisane qui ressemblait singulièrement à Agrippine.
Néron se piquait d’être poëte, et il était entraîné par les fictions de la poésie à d’incroyables caprices de fureur érotique: ainsi, essayait-il d’imiter les métamorphoses des dieux en se revêtant de peaux de bêtes et en s’élançant, tantôt loup, tantôt lion, tantôt cygne, tantôt taureau, sur des femmes ou des hommes enchaînés ou libres, qu’il mordait, égratignait, mutilait, à son plaisir (suam quidem pudicitiam usque adeo prostituit, ut contaminatis pæne omnibus membris, novissime quasi genus lusus excogitaret, quo feræ pelle contectus emitteretur e cavea, virorumque ac fœminarum ad stipitem deligatorum inguina invaderet). Il renouvelait de la sorte la fable d’Andromède, de Léda, d’Io, et de tant d’autres contemporains des âges héroïques. Puis, exalté par ces obscènes mascarades, il se persuadait que les dieux favorables l’avaient changé en femme, et il se livrait à son affranchi Diophore en contrefaisant les cris d’une jeune vierge éperdue. (Et quum affatim desævisset, conficeretur à Doryphoro liberto, cui etiam, sicut ipsi Sporus, ita ipse denupsit, voces quoque et ejulatus vim patientium virginum imitatus.) Un pareil monstre n’était arrivé à ce comble de turpitude, qu’en faisant rejaillir sur l’humanité tout entière le mépris qu’il avait pour lui-même; il était convaincu qu’aucun homme n’est absolument chaste ni exempt de quelque souillure corporelle (neminem hominem pudicum, aut ulla corporis parte purum esse), mais il pensait que la plupart savaient dissimuler le vice et le cacher habilement: «Aussi, ajoute Suétone, pardonnait-il tous les autres défauts à quiconque avouait sa lubricité devant lui.» Ce misérable empereur était bien digne de mourir, en pleurant, dans les bras de l’infâme Sporus, qui ne mêla pas son sang à celui de ce compagnon de débauches, qu’il détestait, car Néron avait le corps tout couvert de taches et d’ulcères qui exhalaient une odeur infecte et qui provenaient de ses œuvres. Cependant ce fut sa concubine Acté qui déposa ses cendres, en les arrosant de larmes, dans le tombeau des Domitius.
Galba, quoiqu’il fît remonter son origine à Pasiphaé et à son taureau, n’avait pas le tempérament et la santé propres à continuer les énormes débordements de Néron. Il était d’une maigreur excessive, malgré les promesses de son nom, qui signifiait gros en langage gaulois, et cette maigreur étique accusait l’infamie de ses habitudes: il préférait aux jeunes gens les hommes robustes et même déjà vieux (libidinis in mares pronioris, et eos, non nisi præduros, exoletosque). Quand Icilus, un de ses anciens concubins (veteribus concubinis), vint lui annoncer en Espagne la mort de Néron, on raconte que, non content de l’embrasser indécemment devant tout le monde, il le fit épiler, et l’emmena coucher avec lui (non modo artissimis osculis palam exceptum ab eo, sed, ut sine morâ velleretur, oratum atque seductum).
Othon, qui ne laissa pas le temps à Galba de jouir de sa jeunesse, comme disaient les goujats de l’armée en promenant sa tête au bout d’une lance, était un élève et un complaisant de Néron; dès son enfance, il avait été prodigue et débauché, coureur de mauvais lieux et adonné à tous les excès. Dans l’âge de l’ambition, il s’attacha, pour se mettre en crédit, à une affranchie de cour, qui en avait beaucoup, et il feignit même d’être amoureux d’elle, quoiqu’elle fut vieille et décrépite. Ce fut par ce canal qu’il s’insinua dans les bonnes grâces de Néron, auquel il rendit d’ignominieux services. Mais il se brouilla pourtant avec cet empereur, à cause de Poppée, qu’ils se disputaient l’un à l’autre et qu’Othon fut obligé d’abandonner au droit du plus fort. On doit supposer que ses mœurs ne firent que se corrompre davantage avec les années; et son genre de vie peut être apprécié d’après la description de sa toilette, qui témoigne de ses goûts efféminés: «Il se faisait épiler tout le corps, et portait sur sa tête à peu près chauve de faux cheveux fixés et arrangés avec tant d’art, que personne ne s’en apercevait. Il se rasait tous les jours la figure avec beaucoup de soin, et se la frottait avec du pain détrempé, habitude qu’il avait contractée dès que son menton se couvrit d’un léger duvet, afin de ne jamais avoir de barbe.»
Mais Othon, proclamé empereur à Rome, eut à peine le loisir d’ordonner quelques secrètes orgies dans le palais des Césars: il se vit contraint de marcher à la rencontre de Vitellius, qui venait lui disputer l’empire, et il se tua de sa propre main, après trois défaites successives, quoique sa petite taille et son extérieur féminin ne répondissent point à tant de courage. Vitellius, son vainqueur et son successeur, s’était déshonoré dans sa jeunesse par sa passion pour une affranchie, dont il avalait la salive mêlée de miel comme un remède souverain contre les maux de gorge auxquels il était sujet. Il avait été d’ailleurs élevé à l’école de la Prostitution; car il passa son enfance à Caprée parmi les favoris de Tibère, et il resta flétri du nom de Spinthria, parce qu’il dirigeait les spintries du vieil empereur. Il continua de se souiller des mêmes infamies, lorsqu’il eut pris l’âge d’un vieux taureau, comme il le disait en plaisantant, et il devint tour à tour l’impur familier de Caligula, de Claude et de Néron. Mais dès lors il était violemment épris d’un affranchi, nommé Asiaticus, qui avait été son compagnon obscène à Caprée (mutua libidine constupratum), et qui cherchait toujours à lui échapper sans parvenir, à se faire oublier. Vitellius le retrouvait, tantôt vendant de la piquette aux muletiers, tantôt combattant parmi les gladiateurs, et, dès qu’il l’avait revu, il se sentait ému de ses honteux souvenirs de jeunesse; il s’emparait de nouveau de cette victime peu docile, et il cherchait à se l’attacher par des présents et des honneurs: il fit de son Asiaticus un gouverneur de province et un chevalier! Comme l’âge l’avait rendu obèse, il sacrifia sa luxure à la gourmandise, en déclarant que l’estomac était la partie du corps la plus complaisante et la plus forte; contrairement aux autres, qui s’affaiblissent par l’usage qu’on en fait. Il développa tellement la capacité de son estomac, qu’il mangeait presque sans interruption, lorsqu’il ne dormait pas, et son insatiable gloutonnerie se renouvelait à toute heure, par l’habitude qu’il avait de ne pas attendre, pour vomir, que le travail de la digestion fût commencé: il pouvait ainsi, tous les jours, faire quatre repas qui remplissaient la journée et une partie de la nuit. Ses sens s’alourdirent, et ne se réveillèrent plus que par intervalles au milieu de ces festins continuels où il invoquait rarement Vénus en vidant des coupes énormes et en dévorant des lamproies entières. Sa monstrueuse corpulence, son visage rouge et bourgeonné, son ventre proéminent et ses jambes grêles témoignaient qu’il avait passé à table tout le temps de son règne et qu’il ne s’était pas fatigué à courir après les jouissances fugitives de l’amour.