PREMIÈRE PARTIE.

ANTIQUITÉ.—Grèce.—Rome.

(SUITE ET FIN.)

[CHAPITRE XVII.]

Sommaire.—Les lieux de Prostitution à Rome.—Leurs différentes catégories.—Les quarante-six lupanars d’utilité publique.—Les quatre-vingts bains de la première région.—Le petit sénat des femmes, fondé par Héliogabale.—Les lupanars de la région Esquiline, de la région du grand Cirque, et de la région du temple de la Paix.—La Suburre.—Les cellules voûtées du grand Cirque.—Les Cent Chambres du port de Misène.—Description d’un lupanar.—Les cellules des prostituées.—L’écriteau.—Ameublement des chambres.—Peintures obscènes.—Décoration intérieure des cellules.—Lupanars des riches.—Origine du mot fornication.—Les stabula ou lupanars du dernier ordre.—Les pergulæ ou balcons.—Les turturillæ ou colombiers.—Le casaurium ou lupanar extra-muros.—Origine du mot casaurium.—Les scrupedæ ou pierreuses.—Meritoria et Meritorii.—Les ganeæ ou tavernes souterraines.—Origine du mot lustrum.—Personnel d’un lupanar.—Le leno et la lena.—Les ancillæ ornatrices.—Les aquarii ou aquarioli.—Le bacario.—Le villicus.—Adductores, conductores et admissarii.—Costume des meretrices dans les lupanars.—Fêtes qui avaient lieu dans les lupanars à l’occasion des filles qui se prostituaient pour la première fois, et lors de l’ouverture d’un nouveau lupanar.—Loi Domitienne relative à la castration.—Les castrati, les spadones et les thlibiæ.—Messaline au lupanar.—Le prix de la virginité de Tarsia, et le prix courant de ses faveurs.—Tableau d’un lupanar romain, par Pétrone.—Salaire des lupanars.—Dissertation sur l’écriteau de Tarsia.—Prix de la location d’une cellule.—Les quadrantariæ et les diobolares.

[CHAPITRE XVIII.]

Sommaire.—A quelle époque remonte l’établissement de la Prostitution légale à Rome.—De l’inscription des prostituées.—Ce que dit Tacite du motif de cette inscription.—Femmes et filles de sénateurs réclamant la licencia stupri.—Avantages que l’état et la société retiraient de l’inscription des courtisanes.—Le taux de chaque prostituée fixé sur les registres de l’édile.—Serment des courtisanes entre les mains de l’édile.—Pourquoi l’inscription matriculaire des meretrices se faisait chez l’édile.—De la compétence de l’édile, en matière de Prostitution.—Police de la rue.—Les Prostitutions vagabondes.—Julie, fille d’Auguste.—Police de l’édile dans les maisons publiques.—Les édiles plébéiens et les grands édiles patriciens.—Ce qui arriva à un édile qui voulut forcer la porte de la maison de la meretrix Mamilia.—Des divers endroits où se pratiquait la Prostitution frauduleuse.—Les bains publics.—La femme du consul, aux bains de Teanum.—Luxe et corruption des bains de Rome.—Mélange des sexes dans les bains publics.—Le bain de Scipion.—Les balneatores et les aliptes.—Les débauchés de la cour de Domitien, aux bains publics.—Bains gratuits pour le bas peuple.—Bains de l’aristocratie et des gens riches.—Tolérance de la Prostitution des bains.—Les serviteurs et servantes des bains.—Les fellatrices et les fellatores.—Le fellateur Blattara et la fellatrice Thaïs.—Zoïle.—La pantomime des Attélanes.—Les cabarets.—Infamie attachée à leur fréquentation.—Description d’une popina romaine.—Le stabulum.—Les cauponæ et les diversoria.—Visites domiciliaires nocturnes de l’édile.—Les caves des boulangeries.—Police édilitaire pour les lupanars.—Contraventions, amendes et peines afflictives.—A quoi s’exposait Messaline, en exerçant le meretricium dans un lupanar.—De l’installation d’une femme dans un mauvais lieu.—Les délégués de l’édile.—Heures d’ouverture et de fermeture des lupanars et autres mauvais lieux publics.—Les meretrices au Cirque.—La Prostitution des théâtres.—Les crieurs du théâtre.—La Prostitution errante.—Les murs extérieurs des maisons et des monuments, mis, par l’édilité, sous la protection d’Esculape pour les préserver des souillures des passants.—Impudicité publique des prostituées des carrefours et ruelles de Rome.—Catulle retrouve sa Lesbia parmi ces femmes.—Le tribunal de l’édile.—Distinction établie par Ulpien, entre appeler et poursuivre.—Pouvoirs donnés par la loi aux pères et aux tuteurs sur leurs fils et pupilles qui se livraient à la débauche.—Les adventores.—Les venatores.—La jeunesse d’Alcinoüs.—Les salaputii.—Le poëte Horace putissimum penem.—Les semitarii.—Adulter, scortator et mœchus.—Mœchocinædus et mœchisso.—Héliogabale aux lupanars.—Ordonnances somptuaires relatives aux mérétrices.—Costume des courtisanes.—Leur chaussure.—Leur coiffure.—Défense faite aux prostituées de mettre de la poudre d’or dans leurs cheveux.—Les cheveux bleus et les cheveux jaunes.—Costume national des prostituées de Tyr et de Babylone.—L’amiculum ou petit ami.—Galbanati, galbani et galbana.—La mitre, la tiare et le nimbe.—Origine de ces trois coiffures.—Défense faite aux mérétrices d’avoir des litières et des voitures.—Carmenta, inventrice des voitures romaines.—La basterne et la litière.—La cella et l’octophore.—Les lupanars ambulants.—La loi Oppia.

[CHAPITRE XIX.]

Sommaire.—La Prostitution élégante.—Les bonnes mérétrices.—Leurs amants.—Différence des grandes courtisanes de Rome et des hétaires grecques.—Cicéron chez Cythéris.—Les preciosæ et les famosæ.—Leurs amateurs.—La voie Sacrée.—Promenades des courtisanes.—Promenades des matrones.—Cortége des matrones.—Ce que dit Juvénal des femmes romaines.—Ogulnie.—Portrait de Sergius, le favori d’Hippia, par Juvénal.—Le gladiateur obscène de Pétrone.—Les suppôts de Vénus Averse.—Ce qu’à Rome on appelait plaisirs permis.—Langue muette du meretricium.—Le doigt du milieu.—Le signum infame.—Pourquoi le médius était voué à l’infamie chez les Grecs.—La chasse à l’œil et le vol aux oreilles.—Les gesticulariæ.—Pantomime amoureuse.—Réserve habituelle du langage parlé de Rome.—De la langue érotique latine.—Frère et sœur.—La sœur du côté gauche et le petit frère.—Des écrits érotiques et sotadiques ou molles libri.—Bibliothèque secrète des courtisanes et des débauchés.—Les livres lubriques de la Grèce et de Rome détruits par les Pères de l’Église.

[CHAPITRE XX.]