Sommaire.—Maladies secrètes et honteuses des anciens.—Impura Venus.—Les auteurs anciens ont évité de parler de ces maladies.—Invasion de la luxure asiatique à Rome.—A quelles causes on doit attribuer la propagation des vices contre nature chez les anciens.—Maladies sexuelles des femmes.—Les médecins de l’antiquité se refusaient à traiter les maladies vénériennes.—Pourquoi.—Les enchanteurs et les charlatans.—La grande lèpre.—La petite lèpre ou mal de Vénus.—Importation de ce mal à Rome par Cneius Manlius.—Le morbus indecens.—La plupart des médecins étaient des esclaves et des affranchis.—Pourquoi, dans l’antiquité, les maladies vénériennes sont entourées de mystère.—L’existence de ces maladies constatée dans le Traité médical de Celse.—Leur description.—Leurs curations.—Manuscrit du treizième siècle décrivant les affections de la syphilis.—Apparition de l’éléphantiasis à Rome.—Asclépiade de Bithynie.—T. Aufidius.—Musa, médecin d’Auguste.—Mégès de Sidon.—Description effrayante de l’éléphantiasis, d’après Arétée de Cappadoce.—Son analogie avec la syphilis du quinzième siècle.—Le campanus morbus ou mal de Campanie.—Spinturnicium.—Les fics, les marisques et les chies.—La Familia ficosa.—La rubigo.—Le satyriasis.—Junon-Fluonia.—Dissertation sur l’origine des mots ancunnuentæ, bubonium, imbubinat et imbulbitat.—Les clazomènes.—Des maladies nationales apportées à Rome par les étrangers.—Les médecins grecs.—Les empiriques, les antidotaires et les pharmacopoles.—Les médecins pneumatistes.—Les archiatres.—Archiatri pallatini et archiatri populares.—L’institution des archiatres régularisée et complétée par Antonin-le-Pieux.—Eutychus, médecin des jeux du matin.—Les sages-femmes et les medicæ.—Épigramme de Martial contre Lesbie.—Le solium ou bidet, et de son usage à Rome.—Pourquoi les malades atteints de maladies honteuses ne se faisaient pas soigner par les médecins romains.—Mort de Festus, ami de Domitien.—Des drogues que vendaient les charlatans pour la guérison des maladies vénériennes.—Superstitions religieuses.—Offrandes aux dieux et aux déesses.—Les prêtres médecins.—La Quartilla de Pétrone.—Abominable apophthegme des pædicones.

[CHAPITRE XXI.]

Sommaire.—Les medicæ juratæ.—Origine des sages-femmes.—L’Athénienne Agonodice.—Les sagæ.—Exposition des nouveau-nés à Rome.—Les suppostrices ou échangeuses d’enfants.—Origine du mot sage-femme.—Les avortements.—Julie, fille d’Auguste.—Onguents, parfums, philtres et maléfices.—Pratiques abominables dont les sagæ se souillaient pour fabriquer les philtres amoureux.—La parfumeuse Gratidie.—Horribles secrets de cette magicienne, dévoilés par Horace, dont elle fut la maîtresse.—Le mont Esquilin, théâtre ordinaire des invocations et des sacrifices magiques.—Gratidie et sa complice la vieille Sagana, aux Esquilies.—Le nœud de l’aiguillette.—Comment les sagæ s’y prenaient pour opérer ce maléfice, la terreur des Romains.—Comment on conjurait le nœud de l’aiguillette.—Philtres aphrodisiaques.—La potion du désir.—Composition des philtres amoureux.—L’hippomane.—Profusion des parfums chez les Romains.—La nicérotiane et le foliatum.—Parfums divers.—Cosmétiques.—Le bain de lait d’ânesse de Poppée.—La courtisane Acco.—Objets et ustensiles à l’usage de la Prostitution, que vendaient les sagæ et les parfumeuses.—Le fascinum.—Les fibules.—Comment s’opérait l’infibulation.—De la castration des femmes.—Les prêtres de Cybèle.

[CHAPITRE XXII.]

Sommaire.—La débauche dans la société romaine.—Pétrone arbiter.—Aphorisme de Trimalcion.—Le verbe vivere.—Extension donnée à ce verbe par les délicats.—La déesse Vitula.—Vitulari et vivere.—Journée d’un voluptueux.—Pétrone le plus habile délicat de son époque.—Les comessations ou festins de nuit.—Étymologie du mot comessationes.—Origine du mot missa, messe.—Infamies qui avaient lieu dans les comessations du palais des Césars.—Mode des comessations.—Lits pour la table.—La courtisane grecque Cytheris.—Bacchides et ses sœurs.—Le repas de Trimalcion.—Les histrions, les bouffons et les arétalogues.—Les baladins et les danseuses.—Danses obscènes qui avaient lieu dans les comessations.—Comessations de Zoïle.—Épisode du festin de Trimalcion.—Services de table et tableaux lubriques.—Ameublement et décoration de la salle des comessations.—Santés érotiques.—Thesaurochrysonicochrysides, mignon du bouffon de table Galba.—Rôles que jouaient les fleurs dans les comessations.—Dieux et déesses qui présidaient aux comessations.—Les lares Industrie, Bonheur et Profit.—Le verbe comissari.—Théogonie des dieux lares de la débauche.—Conisalus, dieu de la sueur que provoquent les luttes amoureuses.—Le dieu Tryphallus.—Pilumnus et Picumnus, dieux gardiens des femmes en couches.—Deverra, Deveronna et Intercidona.—Viriplaca, déesse des raccommodements conjugaux.—Domiducus.—Suadela, Orbana, Genita Mana, etc., etc.—Fauna, déesse favorite des matrones.—Jugatinus et ses attributions.

[CHAPITRE XXIII.]

Sommaire.—Le peuple romain, le plus superstitieux de tous les peuples.—Les libertins et les courtisanes, les plus superstitieux des Romains.—Clédonistique de l’amour et du libertinage.—Fâcheux présages.—Pourquoi les paroles obscènes étaient bannies même des réunions de débauchés et de prostituées.—L’urinal ou pot de chambre.—Présages que les Romains tiraient du son que rendait l’urine en tombant dans l’urinal.—Matula, matella et scaphium.—Double sens obscène du mot pot de chambre.—Étymologie de matula.—Présages urinatoires dans les comessations.—Hercule Urinator.—Présages des ructations.—Crepitus, dieu des vents malhonnêtes.—Le petit dieu Pet.—Présages tirés du son du pet.—Origine de la qualification de vesses, donnée aux filles dans le langage populaire.—Présages tirés de la sternutation.—Jupiter et Cybèle, dieux des éternuments.—Heureux pronostics attribués aux éternuments dans les affaires d’amour.—Les tintements d’oreilles et les tressaillements subits.—La droite et la gauche du corps.—Présages résultant de l’inspection des parties honteuses.—Présages tirés des bruits extérieurs.—Le craquement du lit.—Lectus adversus et lectus genialis.—Le Génie cubiculaire.—Le pétillement de lampe.—Habileté des courtisanes à expliquer les présages.—Présages divers.—Le coup de Vénus.—Présages heureux ou malheureux, propres aux mérétrices.—L’empereur Proculus et les cent vierges Sarmates.—Rencontre d’un chien.—Rencontre d’un chat.—Superstitions singulières du peuple de Vénus.—Jeûnes et abstinence que s’imposaient les débauchés et les courtisanes en l’honneur des solennités religieuses.—Vœu à Vénus.—Moyen superstitieux employé par les Romains pour constater la virginité des filles.—La noix, allégorie du mariage.

[CHAPITRE XXIV.]

Sommaire.—Pourquoi les courtisanes de Rome n’ont pas eu d’historiens ni de panégyristes comme celles de la Grèce.—Les poëtes commensaux et amants des courtisanes.—Amour des courtisanes.—C’est dans les poëtes qu’il faut chercher les éléments de l’histoire des courtisanes romaines.—Les Muses des poëtes érotiques.—Leur vieillesse misérable.—Les amours d’Horace.—Éloignement d’Horace pour les galanteries matronales.—Serment de Salluste.—Philosophie épicurienne d’Horace.—Ses conseils à Cerinthus sur l’amour des matrones.—Comparaison qu’il fait de cet amour avec celui des courtisanes.—Nééra, première maîtresse d’Horace.—Origo, Lycoris et Arbuscula.—Débauches de la patricienne Catia.—Ses adultères.—Liaison d’Horace avec une vieille matrone.—La bonne Cinara.—Gratidie la parfumeuse.—Ses potions aphrodisiaques.—Rupture publique d’Horace avec Gratidie.—La courtisane Hagna et son amant Balbinus.—Amours d’Horace pour les garçons.—La courtisane Lycé.—Pyrrha.—Lalagé.—Barine.—Tyndaris et sa mère.—Lydie.—Myrtale.—Chloé.—Phyllis, esclave de Xanthias.—A quelle singulière circonstance Horace dut la révélation de la beauté de cette esclave.—Glycère, ancienne maîtresse de Tibulle, accorde ses faveurs à Horace. Adieux d’Horace aux amours.—La chanteuse Lydé, dernière maîtresse d’Horace.—Honteuse passion d’Horace pour Ligurinus.

[CHAPITRE XXV.]