Nous trouvons une description circonstanciée des œuvres du sabbat, dans l’arrêt prononcé par le tribunal d’Arras, en 1460, contre cinq femmes et plusieurs hommes accusés de vauderie ou de sorcellerie. Parmi les condamnés, on remarquait un peintre, un poëte et un abbé, âgé de soixante-dix ans, qui avait été vraisemblablement le principal acteur de ces débauches inouïes, auxquelles se mêlait un reste d’hérésie vaudoise. «Quand ils voulloient aller à la vauderie (c’est-à-dire au sabbat), d’ung oignement que le diable leur avoit baillé, ils oindoient une vergue de bois bien petite, et leurs palmes (doigts), et leurs mains, puis mectoient celle verguette entre leurs jambes, et tantost ils s’envoloient où ils voulloient estre, par-dessus bonnes villes, bois et eaues, et les portoit le diable au lieu où ils debvoient faire leur assemblée. Et, en ce lieu, trouvoient, l’ung l’autre, les tables mises, chargiées de viandes; et illecq trouvoient ung diable en forme de boucq, de quien (chien), de singe et aucunefois d’homme, et là faisoient oblations et hommaiges audict diable et l’adoroient, et luy donnoient les plusieurs leurs âmes, et à peine tout ou du moings quelque chose de leurs corps. Puis, baisoient le diable en forme de boucq, au derrière, c’est au cul, avec candeilles ardentes en leurs mains... Et après qu’ils avoient touts bien bu et mangié, ils prenoient habitation charnelle touts ensemble, et mesme le diable se mectoit en forme d’homme et de femme, et prenoient habitation, les hommes avec le diable en forme de femme, et le diable en forme d’homme avec les femmes. Et même illecq commectoient le pechié de Sodome, de bougrerie et tant d’aultres crimes, si très-fort puants et énormes, tant contre Dieu que contre nature, que ledict inquisiteur dict qu’il ne les oseroit nommer, pour doubte que les oreilles innocentes ne fussent adverties de si villains crimes, si énormes et si cruels.» (Mémoires de Jacques Duclerq, liv. IV, ch. 4.)

Bodin, qui croyait fermement à la copulation charnelle avec les diables, et qui en parle dans plusieurs endroits de sa Démonomanie, ne semble pas s’être préoccupé des désordres antiphysiques auxquels le démon se livrait à l’égard des sorciers et surtout des sorcières. Il partageait sans doute l’opinion des démonologues, qui n’ont pas voulu que le péché contre nature fît moins d’horreur aux diables qu’aux hommes. On peut néanmoins, sans faire injure aux fils de Satan, présumer qu’ils n’étaient pas plus réservés, sur ce point, au sabbat, que dans l’enfer. Un moine anglais d’Evesham, qui descendit en enfer, l’an 1196, sous la conduite de saint Nicolas, raconte ainsi ce qu’il y vit de plus extraordinaire: «Il y a un supplice abominable, honteux et horrible plus que les autres, auquel sont condamnés ceux qui, dans leur vie mortelle, se sont rendus coupables de ce crime qu’un chrétien ne peut nommer, dont les païens même et les gentils avaient horreur. Ces misérables étaient assaillis par des monstres énormes, qui paraissaient de feu, dont les formes hideuses et épouvantables dépassent tout ce que l’imagination peut concevoir. Malgré leur résistance et leurs vains efforts, ils étaient contraints de souffrir leurs abominables attouchements. Au milieu de ces accouplements affreux, la douleur arrachait à ces infortunés palpitants des rugissements. Bientôt ils tombaient privés de sentiment et comme morts; mais il leur fallait revenir à la vie et renaître de nouveau pour le supplice. O douleur! la foule de ces infames était aussi nombreuse que leur supplice... Dans cet horrible lieu, je ne reconnus ni ne cherchai à reconnaître personne, tant l’énormité du crime, l’obscénité du supplice et la puanteur qui s’exhalait m’inspiraient un insurmontable dégoût.» (Grande Chronique de Mathieu Paris, trad. par A. Huillard-Breholles, t. II, p. 265.)

Les sorciers ne se faisaient donc pas scrupule d’imiter les mœurs du diable, qui leur donnait ainsi l’exemple des vices les plus détestables, non-seulement dans les enfers, mais encore sur la terre. Le sabbat fut, de tout temps et dans tous les pays, une école de sacrilége et de Prostitution. C’est là que s’assemblent tous les sorciers et sorcières, dit Antoine de Torquemada dans son Hexameron, «et plusieurs diables avec eux, en forme de gentilshommes et belles femmes, et se meslent ensemble à rebours, accomplissant leurs desordonnez et sales appetits.» Les choses ne se passaient pas autrement, en dehors même du sabbat, lorsque Satan avait affaire aux hommes. Du temps de Guibert de Nogent, qui raconte cette tentation diabolique, un moine, dans une grave maladie, avait reçu les soins d’un médecin juif, fort expert en maléfices; il eut la fatale idée de voir le diable; celui-ci, mandé par le juif, se présenta au chevet du lit du moine et lui promit la santé, la richesse et la science, en échange d’un sacrifice. «Eh! quel sacrifice? demanda le moine.—Le sacrifice de ce qu’il y a de plus délicieux dans l’homme.—Quoi donc?» Et le démon eut l’audace de s’expliquer. «O crime! ô honte! dit Guibert de Nogent (De vita sua, lib. I, cap. 26), et celui de qui l’on exigeait une telle chose, était prêtre!... Et le misérable fit ce qu’on lui demandait. Ce fut donc par cette horrible libation, qu’il en vint à renier la foi chrétienne.» Les sorciers, de même que leur infernal patron, avaient d’étranges fantaisies; ils enlevaient souvent les parties sexuelles des tristes victimes de leur méchanceté, et ils les consacraient aux abominations du sabbat. «Ils n’ont pas, dit Bodin, la puissance d’oster un seul membre à l’homme, horsmis les parties viriles, ce qu’ils font en Allemagne, faisans cacher et retirer au ventre les parties honteuses. Et, à ce propos, Spranger recite qu’un homme, à Spire, se pensant privé de ses parties viriles, se fist visiter par les medecins et chirurgiens, qui n’y trouvèrent rien ny blessure quelconque; et depuis, ayant appaisé la sorcière qui l’avoit offensé, il fut restitué.» Cet attentat de la sorcellerie contre la virilité se renouvelait très-fréquemment sous le nom de nœud de l’aiguillette; et quand le sorcier ne pratiquait pas sur le patient la castration magique, il lui ôtait et s’appropriait, pour ainsi dire, l’âme et la puissance de son sexe. Les démonologues ont interprété le fait, en disant que le diable acceptait en sacrifice les attributs et les trophées de la luxure, tandis que les sorciers s’en réservaient l’usage pour leur propre compte, afin de subvenir aux monstrueuses débauches du sabbat.

Parmi ces débauches, il faut comprendre le crime de la bestialité, qui paraît avoir été fort ordinaire dans les assemblées nocturnes des sorciers. Ce crime exécrable, si fréquent chez les anciens peuples, ne se montrait, chez les modernes, que de loin en loin dans les tribunaux, où il rencontrait invariablement l’application de la peine capitale: le coupable était brûlé vif avec son complice, quel que fût le rang que ce dernier occupât dans l’échelle des êtres animés. Mais le même crime se trouvait inhérent à celui de la sorcellerie, et la jurisprudence du moyen âge voulait que tout individu de l’un ou de l’autre sexe, qui avait figuré au sabbat, fût, par cela seul, suspect de bestialité. Bodin ne s’exprime, à cet égard, qu’avec une réserve qui témoigne de l’horreur que lui inspirait un pareil sujet. «Et quand la Loy de Dieu, dit-il, en citant le chapitre 22 de l’Exode, défend de laisser vivre la sorcière, il est dit, tôt après, que Celuy qui paillardera avec la beste brute, qu’il sera mis à mort. Or, la suitte des propos de la Loy de Dieu touche couvertement les vilenies et meschancetez incroyables; comme quand il est dit: Tu ne présenteras point à Dieu le loyer de la paillarde ny le prix du chien! Cela touche la paillardise des meschantes avec les chiens.» Bodin avait parlé ailleurs de cette infamie, qu’il hésitait à considérer comme un acte personnel du démon. «Quelquefois, disait-il, l’appétit bestial de quelques femmes fait croire que c’est un démon, comme il advint en l’an 1566, au diocèse de Coloigne. Il se trouva, en un monastère, un chien qu’on disoit estre un démon, qui levoit les robbes des religieuses, pour en abuser. Ce n’estoit point un démon, comme je croy, mais un chien naturel. Il se trouva, à Toulouse, une femme qui en abusoit en ceste sorte, et le chien devant tout le monde la vouloit forcer. Elle confessa la vérité et fust brûlée.»

Cependant Bodin n’avait qu’à se rappeler la description du sabbat, où Satan affectait la forme de chien, ou de taureau, ou d’âne, ou de bouc, pour recevoir les sacrifices de ses adorateurs: aussi, se reproche-t-il presque aussitôt d’avoir innocenté Satan aux dépens de l’espèce humaine: «Il se peut faire, dit-il en se ravisant, que Satan soit envoyé de Dieu, comme il est certain que toute punition vient de luy, par ses moyens ordinaires ou sans moyen, pour venger une telle vilanie: comme il advint, au monastère du Mont-de-Hesse en Allemaigne, que les religieuses furent démoniaques; et voioit-on, sur leurs licts, des chiens qui attendoient impudiquement celles qui estoient suspectes d’en avoir abusé et commis le peché qu’ils appellent le peché muet.» (Démonomanie des sorciers, liv. III, ch. 6.) Bayle, dans ses Réponses aux questions d’un provincial, semble avoir voulu expliquer et motiver tous les déportements qu’on attribuait aux sorcières, en prouvant que la plupart de ces sorcières étaient de vieilles débauchées qui ne trouvaient plus à satisfaire leur imagination et leurs sens dépravés, que dans un commerce surnaturel et diabolique. «Tel étoit, avant le déluge, le goût des démons, dit-il au chapitre 57, ils n’en vouloient qu’aux belles; ils sont devenus moins délicats avec le temps, et les voilà enfin dans une autre extrémité: ils n’en veulent qu’à la laideur de la vieillesse. Ce n’est plus qu’avec des vieilles qu’ils se marient, s’il est permis de se servir de ce mot dans le commerce charnel qu’ils ont avec les sorcières, et qui commence régulièrement après le premier hommage qu’elles rendent au président du sabbat, et se continue ensuite toutes les fois qu’elles retournent à cette assemblée, non aliter hæc sacra constant, sans compter les extraordinaires. (Voy. Bodin aux chap. 4 et 7 du 2e livre de sa Démonomanie, et Antonio de Torquemada.) On n’oublia pas de dire que, vu la figure qu’ils prennent et l’hommage qu’ils exigent, les plus laides bouches seroient encore trop belles, similes habent labia lactucas, ajoute-t-on proverbialement. (Voy. Torquemada, Jardin de flores curiosas. Anvers, 1575, in-12, p. 294.)»

Tous les écrivains qui ont apporté un esprit de critique et de philosophie dans l’examen des arcanes de la sorcellerie, se sont rendus compte de l’espèce de fureur utérine, que le diable surexcitait plutôt chez les vieilles que chez les jeunes femmes. Le savant et grave professeur Thomas Erastus avoue, il est vrai, qu’on rencontrait des sorcières de tout âge; mais il démontre doctoralement que la plupart étaient âgées, parce que la vieillesse, dans certaines natures féminines, exalte les passions physiques, au lieu de les éteindre. «Avant d’être sorcières, dit-il, ces femmes-là étaient libidineuses, et elles le deviennent de plus en plus dans leurs rapports avec les démons.» Il les compare à de vieilles chèvres qui vont sans cesse au-devant des caresses du bouc. Hinc proverbio apud nostros factus est locus, vetulas capras libentius lingere sales juvenculis. Il ajoute qu’on ne doit pas s’étonner que des femmes qui ont perdu toute crainte de Dieu et toute pudeur sexuelle, se livrent à des excès que l’âge n’épargne pas même à d’autres femmes, qu’il faut plaindre plutôt que blâmer: Quis dubitet illas immodestius, majoreque ardore, ad impuritatem sine rationis fræno aut infamiæ metu, brutorum instar ferri? (Voy. le traité de Th. Erastus, De lamiis, p. 30 et 113.)

Les démons, ces maîtres d’impureté, comme les appelle un mystique, n’étaient que trop portés à donner carrière à leurs sales et bizarres imaginations: on ne pouvait rester dans leur compagnie, sans y contracter les plus déplorables habitudes. La sorcellerie était une académie de perdition, où l’homme et le diable semblaient lutter d’incontinence et de lubricité. L’initiation consistait toujours en quelque horrible péché, dans lequel Satan avait sa part. Ainsi, pour ne citer qu’un seul fait entre mille, la sibylle de Norcia, si célèbre au moyen âge comme reine d’une école de magie où l’on allait se faire initier à ses risques et périls, accueillait d’une singulière façon les curieux qu’elle recevait dans sa caverne. «La sibylle et tous ceux qui habitoient son roïaume, dit Bayle (Réponses aux questions d’un provincial, ch. 58), prenoient chaque nuit la figure de serpent, et il faloit que tous ceux qui vouloient entrer dans la caverne, eussent affaire à quelcun de ces serpents. C’étoit leur debut et leur initiation; c’est ainsi que l’on païoit le droit d’entrée (voy. Leandro Alberti, Descritt. di tutta Italia, fol. 278): La notte, tanto i mascoli quanto le femine, doventano spaventose serpi, insieme con la sibilla, e che tutti quelli che desiderano entrarci, gli besogna primieramente pigliare lascivi piaceri con le dette stomacose serpi.» Il y avait une continuelle affluence de pèlerins qui venaient tenter l’aventure. La sibylle donnait audience à tout le monde, et parfois elle prenait la place de ses serpents, pour faire fête à ses hôtes. Pendant ce temps-là, les belles fées qui formaient sa cour se changeaient aussi en serpents, en lézards, en scorpions et en crocodiles, pour se mêler dans un effroyable sabbat, où on les voyait, dit le bonhomme Blaise de Vigenère dans ses notes sur les Tableaux de platte peinture de Philostrate, «demenans un très laid et hideux service.» Malheur au simple mortel qui n’obéissait pas aux ordres de la sibylle ou qui les exécutait mal! Il devenait la proie de l’insatiable lubricité des reptiles, jusqu’à ce qu’il fût délivré par l’heureuse arrivée d’un ermite ou d’un moine.

Il résulte de tous ces faits et d’une foule d’autres analogues, que la sorcellerie, qui faisait moins de dupes que de victimes, a toujours eu pour objet la Prostitution. A part un petit nombre de magiciens crédules et de sorcières convaincues, tout ce qui avait été initié servait ou faisait servir les autres à un abominable commerce de débauche. Le sabbat ouvrait le champ à ces turpitudes. Tantôt le sabbat rassemblait une hideuse compagnie de libertins des deux sexes; tantôt il réunissait, au profit de certains fourbes libidineux, une troupe de femmes crédules et fascinées. Ici c’était un moyen de luxure, là c’en était seulement l’occasion. On peut conclure, d’après les aveux des accusés dans divers procès de sorcellerie, que tout le bénéfice du sabbat revenait souvent à un seul individu, qui débauchait des filles en bas âge et qui expérimentait sur ces initiées les odieuses inventions de sa perversité. Dans un grand nombre de circonstances, le rôle du diable appartenait à quelque scélérat, qui en abusait pour satisfaire ses horribles caprices, et qui prélevait un tribut obscène sur les misérables qu’il attirait sous sa domination. Dans un des derniers procès de sorcellerie, en 1632, le curé Cordet, qui fut jugé et condamné à Épinal, était accusé d’avoir introduit au sabbat la ribaude Cathelinotte et de l’avoir présentée à maître Persin, homme grand et noir, froid comme glace, etiam in coitu, habillé de rouge, assis sur une chaise couverte de poils noirs et pinçant au front ses néophytes pour leur faire renier Dieu et la Vierge. (Archives d’Épinal, cit. par É. Bégin.)

Dans un procès du même genre, qui avait eu, peu d’années auparavant, une immense publicité, on sut qu’un curé de la paroisse des Accouls, à Marseille, nommé Louis Gaufridi, s’était donné au diable, à condition qu’il pût inspirer de l’amour aux femmes et aux filles en soufflant sur elles. En effet, il souffla sur la jeune Magdeleine, fille d’un gentilhomme provençal, nommé Madole de la Palud, lorsqu’elle n’avait pas encore neuf ans. Il souffla depuis sur d’autres femmes qui n’eurent rien à lui refuser. Magdeleine de la Palud continuait à être, malgré elle, la maîtresse de Gaufridi, qui l’avait fait entrer dans l’ordre religieux de Sainte-Ursule. Enfin, ce séducteur de l’innocence, poursuivi par l’Inquisition, avoua ses crimes et déclara qu’il avait eu plusieurs privautés avec Magdeleine, tant en l’église que dans la maison d’icelle, tant de jour que de nuit; qu’il l’avait connue charnellement et qu’il lui avait imprimé sur le corps divers caractères diaboliques; qu’il était allé avec elle au sabbat et qu’il y avait fait, en sa présence, une infinité d’actions scandaleuses, impies et abominables, à l’honneur de Lucifer. Louis Gaufridi fut brûlé vif, à Aix, sur la place des Jacobins, après avoir fait amende honorable tête et pieds nus, la hart au cou, une torche ardente à la main.

On citerait une multitude de procès de sorcellerie, dans lesquels on voit la dépravation morale se couvrir, comme d’un manteau, de la possession du diable, et attribuer tous ses méfaits à la tyrannie de l’enfer; mais on reconnaît sans peine que ceux-là même qui prétendaient avoir cédé à une puissance occulte et à un irrésistible prestige, ne croyaient pas toujours à l’intervention des démons. C’étaient ordinairement des libertins honteux, forcés, par état, à vivre dans la continence, ou du moins à cacher sous des dehors respectables l’effervescence de leurs passions sensuelles; c’étaient des prêtres, c’étaient des moines, qui s’abandonnaient en secret aux tentations du démon de la chair. Le sabbat était le rendez-vous de tout ce qu’il y avait de plus pervers: voilà pourquoi il se tenait dans des lieux écartés, au milieu des bois, dans les montagnes, parmi les rochers, et toujours l’endroit, affecté à ces assemblées nocturnes de débauche, avait eu, de temps immémorial, la même destination. Il nous paraît donc démontré que les sorciers, du moins la plupart, n’usaient de la magie que pour des œuvres de Prostitution, et que, si les sorcières étaient souvent de bonne foi, mais aveuglées et fascinées par leur propre imagination, les diables qui avaient avec elles un commerce régulier, appartenaient tous à la pire espèce des hommes débauchés.