Bernard reculait son fauteuil; Zulma s'agenouillait dans sa jupe de calicot bleu, où le bulbe de sa croupe s'épanouissait, tandis que sa jolie poitrine un feu rustique pesait dans l'écharpe grise nouée derrière la taille. Malgré sa résolution, l'adjudant ne réussissait pas à proscrire les idées libertines. Trop le tentaient sa nuque et sa peau duveteuse. Presque aussitôt il revoyait Aurélie ainsi courbée pour leurs jeux d'enfance. Zulma, devinant le désir, rougissait.

—Vous rougissez, Zulma, commença Bernard, une fois, alors que le sang chantait à ses oreilles chaudes, et que frissonnaient ses reins.

—Je rougis, moi?… elle sourit; et la malice des yeux se voila de longs cils.

—Pourquoi rougir?

—Pour rien.

Elle n'osait point se relever et continua le geste inutile de tisonner.
Bernard brusqua tout.

—Vous pensez que j'ai envie de vous mettre un baiser au cou… C'est cela qui vous fait rougir, friponne!

—Oh! je n'aurais pas cru que Monsieur était assez osé pour cela.

—Les houzards ont de l'audace.

—Oh! çà… les militaires!…