— Un mort ?
— On ne peut l’enterrer sans moi, je suis officier des pompes funèbres.
Notre pantomime dut témoigner de la juste part que nous prenions à la douleur de cet honnête homme, car aussitôt, d’un ton plus dolent encore, il continua :
— Le mort, ce n’est rien, un mort peut attendre. Mais s’il passe des prisonniers à Cadenet ?
— Des prisonniers ?
— J’ai soumissionné le mois dernier l’entreprise de leur nourriture.
Nouveau silence, suivi d’un nouveau soupir.
— Et qui fermera l’église ?
— Le Curé parbleu !
— Monsieur le Curé fait sa retraite, et c’est moi qui suis sacristain.