[258] D’Arneth-Flammermont. Corresp. Mercy-Kaunitz, t. II, p. 408. Lettre de Mercy du 6 mai.
[259] L’abbé Georgel. Mémoires (1820, 6 vol.), t. I, p. 251.
Plusieurs historiens, entre autres le duc de Broglie et M. de la Rocheterie, se sont apitoyés sur les angoisses de Marie-Thérèse, très consciente cependant du coup de force qui se préparait, quand un mois avant l’exécution (le 2 juillet 1772) elle écrivait à Mercy: «Rien au monde ne m’a fait plus de peine, mais surtout le tort que nous avons vis-à-vis de nos alliés et de l’Europe, comme si nous préférions un intérêt particulier à toute honnêteté et égards.» Ce qui ne l’empêche pas, à la fin de cette même lettre, d’invoquer la raison d’état qui doit justifier à ses yeux l’attentat imminent du 5 août. Dans un livre tout récent, M. de Pimodan exécute, lui aussi, mais avec certaines réserves, la duplicité de l’impératrice-reine: il met, en effet, le démembrement de la Pologne à l’actif de Joseph II, le fils de Marie-Thérèse, que sa mère avait fait nommer pour la forme corégent, après la mort de l’Empereur.
[260] Mᵐᵉ Campan raconte l’anecdote, mais sans commentaires, dans ses Souvenirs, sur M.-Antoinette.
D’après le duc de Broglie (Le Secret du Roi, II, 390) et Vatel (Mᵐᵉ Du Barry, II, 165), Frédéric II dit, dans ses Mémoires, de Marie-Thérèse: «Elle pleurait et prenait toujours, et nous eûmes beaucoup de peine à obtenir qu’elle se contentât de sa part de gâteau.»
[261] Corresp. M. Argenteau (d’Arneth-Geffroy), II, p. 515. Lettre de Mercy du 15 juin. Une note, insérée au bas de la page 315, rapporte d’après le baron de Blöme, ministre de France en Danemarck, une réponse que dut faire, à cette occasion, le duc d’Aiguillon: «qu’il convient que la conduite de la Cour de Vienne est aussi juste que nécessaire, mais que ce serait toujours un grand mal pour la balance de l’Europe, si le partage en question venait à se réaliser. Au reste ce ministre n’a avisé aucun moyen pour rétablir les choses sur l’ancien pied». Telle était l’incertitude, la pusillanimité de cet homme d’Etat, qu’il n’osait désavouer la parole du maître. Et, cependant, il avait conscience de cette vérité essentielle, toujours hélas! d’actualité, que l’existence d’une Pologne unie, forte, indépendante, était une nécessité pour l’Europe continentale et surtout pour la France.
[262] Corresp. M. Argenteau (d’Arneth-Geffroy). Lettre de Mercy du 18 juillet.
[263] D’Arneth-Flammermont. Corresp. Mercy-Kaunitz. Lettre de Kaunitz, du 10 février 1772, t. II, p. 404.
[264] D’Arneth-Geffroy. Corresp. M. Argenteau. Lettre de Mercy à M.-Thérèse, du 14 août.
[265] D’Arneth-Geffroy. Corresp. M. Argenteau. Lettre de Mercy à M.-Thérèse, du 26 août.