[338] La comtesse de Boigne raconte de façon fort piquante (Mémoires, 1907, t. I, p. 62), mais sans indiquer la source de ses renseignements, comment Maurepas devint ministre. Il avait été mandé à Choisy, pour les funérailles du feu roi qu’on ne savait régler: Louis XVI s’entretenait avec lui, quand l’huissier vint l’appeler pour le Conseil: «le roi passe, sans oser lui dire adieu, M. de Maurepas suivit, s’assit au Conseil et gouverna la France pendant dix ans.»... Pardon, sept ans.
[339] Moreau. Mes Souvenirs, t. II, p. 3.—Arneth. Correspondance de M.-Thérèse et de M.-Antoinette. Lettre de M.-Thérèse, 30 mai. «Il n’y a que le choix de Maurepas qui étonne, mais on l’attribue à Mesdames».
[340] Métra (Correspondance secrète dite de), t. I, pp. 23 et suiv.—«C’était pour rester à la Cour», dit le Journal de Croÿ.
[341] C’est également la version de la Correspondance de Métra.
[342] Journal de Croÿ, t. III, p. 126.—Moreau. (Mes Souvenirs) tenait de la bouche même du ministre, que, sachant son exécution prochaine, il voulait prendre les devants.
[343] Marquis de Ségur. Au couchant de la monarchie (Paris, C. Lévy, 1910), p. 168.
[344] Cet affront sanglant avait certainement précédé la double démission du ministre, car Baudeau, qui le signale dans sa chronique, date la scène du 2 juin (Revue rétrospective, 1834, t. III, p. 69).
[345] Lettre de M. Argenteau à Marie-Thérèse, 7 juin 1774, t. II, p. 163.—D’après les Anecdotes de la comtesse Du Barry (p. 329), la duchesse d’Aiguillon, piquée au vif de l’affront qu’elle venait de subir, aurait exprimé à son mari son désir «d’aller s’ensevelir dans ses terres».
[346] Mⁱˢ de Ségur. Loco citato, d’après les Réflexions historiques du comte de Provence, p. 66.—Coquette! La femme l’est volontiers, et peut-être toujours, mais n’aime pas qu’on le dise trop haut.
[347] Corresp. M. Argenteau. Lettre de Mercy à M.-Thérèse du 15 juillet 1774, t. II, p. 197.