[589] Les Mémoires du règne de Louis XVI (6 vol. an X, t. I, p. 148) disent que d’Aiguillon mourut «les os liquéfiés comme de la cire pendant la canicule».
[590] Mercier. Tableaux de Paris (Amsterdam, 1789).
[591] Une annotation de Fouquier-Tinville sur une pièce du procès Du Barry assigne Ruel comme domicile à Mᵐᵉ d’Aiguillon en septembre 1793. Voir Pièces justificatives, III et Appendice V, note (p. 388).
[592] Il semble même qu’elle ait joui d’un certain crédit auprès des maîtres du jour et de... l’heure, alors que personne, à Paris, ne pouvait plus en être sûr. Nous lisons, dans une lettre du 6 septembre 1792 à Mᵐᵉ Du Barry, attribuée au chevalier d’Escourre, écuyer du duc de Brissac, qui venait d’apprendre le départ des prisonniers d’Orléans:
«Mᵐᵉ de Maurepas, instruite de la translation de M. le duc (de Brissac), voulait tout de suite aller à l’Assemblée. On l’a retenue. Elle a écrit à Danton et à l’abbé Fauchet...»
D’Escourre et Mᵐᵉ de Flamarens allèrent porter ses lettres aux destinataires (AN. W. 16, dossier Du Barry).
Les massacres des 2 et 3 septembre à Paris, ne laissaient que trop pressentir ceux des prisonniers d’Orléans à Versailles. Les lettres de Mᵐᵉ de Maurepas furent vaines. On prétend même que Danton, qui porte la responsabilité de ces abominables tueries, déclara qu’il avait été impuissant à les empêcher.
Mᵐᵉ de Maurepas mourut le 11 février 1793, rue de la Chaise, nº 519. En tout cas, telle que nous la représente d’Escourre, elle ne ressemble guère au portrait qu’en trace Dufort de Cheverny dans ses Mémoires (1886), t. I, p. 406. «La vieille Mᵐᵉ de Maurepas, sourde et mourante, ne se doutait de rien. Tout fuit, excepté elle...» Il fallait, en tout cas, qu’elle fût au mieux, comme nous l’avons dit, avec le nouveau Gouvernement, pour que la section l’eût autorisée, en raison de son grand âge, à garder trois chevaux.
Un dernier trait de cette curieuse figure, laquelle appellerait une étude moins sommaire. Par un acte devant le notaire Gondouin, du 24 mars 1789, Mᵐᵉ de Maurepas vendit son usufruit de l’hôtel de son mari (aujourd’hui 75 rue de Grenelle), à l’ancien intendant de Montyon, moyennant cent mille livres. Le bénéficiaire restaura l’immeuble, depuis longtemps abandonné, de cette belle propriété, dont M. L. Guimbaud (Auget de Montyon, Paris, 1909), donne la curieuse description d’après les termes mêmes de l’acte notarié.
[593] Voir Appendice IV.—Correspond. secrète (édit. Lescure), t. II, p. 403 et suiv. Duel (?) du duc d’Aiguillon avec Cazalès, qui avait attaqué la mémoire de son père en 1789.