[594] Entre autres, les Actes des Apôtres, le Journal de la Cour et de la Ville, la Chronique scandaleuse, etc.

[595] Ce fut en septembre 1787: «Tant mieux, s’écria Marie-Antoinette; nous ne verrons plus ces habits rouges dans la galerie de Versailles». (Belleval. Souvenirs. p. 258 et Mᵐᵉ Campan, Mémoires. I, 180.)—Déjà en 1769, alors qu’elle n’était que Dauphine, l’imprudente princesse avait dit hautement qu’elle «n’aimait pas ces habits rouges» (Belleval. Souvenirs).

[596] Lettre de Rousseau à Bernet (voir p. 356):

«Il y a un siècle que je n’ai rien reçu de vous. J’ai appris avec peine que M. d’Aiguillon est porté émigré: cela m’a causé une grande affliction, n’ayant jamais pu croire que ce citoyen si zélé pour la Constitution se fût déterminé à émigrer, d’autant que lui et les siens n’avaient pas eu à se louer de la famille ci-devant royale. Ce parti de quitter le territoire de la République m’afflige d’autant plus que sa respectable mère en aura, j’en suis sûr, l’âme déchirée. J’ai un absolu dévouement pour cette maison.»—Voir Appendice IV.

[597] Armand avait dû introduire, dès l’an VI, sa demande en radiation de la liste des émigrés et, de ce fait, s’opposer à la vente du domaine et des meubles d’Aiguillon, car le ministre avait recommandé aux autorités du Département d’attendre, pour réaliser une opération consentie par elles, que «le directoire exécutif eût prononcé sur la radiation définitive de l’émigré d’Aiguillon». M. Tholin (Documents sur le mobilier du château d’Aiguillon), croit qu’Armand ne put l’obtenir.

[598] Claude Saint-André. Mᵐᵉ Du Barry, p. 382.—D’autre part dans la déposition de Blache (AN. W. 16), nous lisons: «A cette époque (octobre 1792, la date donnée par M. Claude Saint-André), la Du Barry fit émigrer la d’Aiguillon, la jeune, qu’elle avait fait passer pour une de ses filles de chambre». Il y aurait donc eu confusion entre la bru et la belle-mère. Soulavie, de son côté, dans son parallèle de Mᵐᵉ de Choiseul et de Mᵐᵉ d’Aiguillon, affirme que celle-ci n’a pas émigré. Et cependant la lettre de Rousseau est formelle. La duchesse, d’après certaines versions, aurait émigré après les journées des 5 et 6 octobre 1789.

[599] Le décret de l’Assemblée législative (novembre 1791) déclarait coupable du crime de lèse-nation tout émigré qui ne serait pas rentré en France avant le 1ᵉʳ janvier 1792.

[600] Archives Chabrillan.

[601] Voir la note de l’appendice V.

[602] Voir Appendice V.—Nous donnons le résumé d’un excellent travail publié par M. Tholin sous le titre: Documents sur le mobilier du château confisqué en 1792, Agen 1882.—Nous n’avons voulu nous occuper, pour cette étude un peu aride, que des deux domaines dont la gestion mit en relief l’intéressante personnalité de la duchesse: Aiguillon où sa constante activité avait fait merveille; Ruel où son indomptable énergie combattit jusqu’à son dernier souffle la mauvaise fortune.