[365] [366] Mémoires d’Argenson, t. V, p. 350, janvier 1749.

[367] Journal de Luynes, t. X, p. 89.

Enfin, il attaqua de front l’homme-lige de la Marquise.

Il lui demanda, un jour, «s’il avait une charge de cinquième gentilhomme de la Chambre, ce qu’il avait donné pour cela, etc...

... «Ceci était bon au duc de Gesvres qui avait reçu 35.000 livres pour se départir des droits de sa charge, mais, que, pour lui, Richelieu, il n’en avait pas reçu un écu et n’en recevrait pas un million, pour en laisser aller un pouce de terrain...

«M. de la Vallière ne savait plus que dire et soufflait. M. de Richelieu lui a dit: «Vous êtes une bête» et lui a fait les cornes... ce qui n’est pas trop honnête», mais ce qui ne laissait pas d’être exact; et d’Argenson l’établissait, d’après la formule moliéresque.

Toutefois, une question, autrement sérieuse que la plantation—incorrecte, voire illégale—de «l’Opéra sur le grand escalier», excitait Richelieu contre cette maîtresse du roi, qu’il se jurait bien de «tourmenter et d’excéder, toute dominante qu’elle fût à la Cour[368]».

Un nouvel ami de la Marquise, M. de Saint-Séverin, «italien... né sujet de la reine de Hongrie», venait d’être «introduit» furtivement dans ce «Conseil», où «l’on avait prédit plusieurs fois à Richelieu qu’il serait premier ministre, comme son grand oncle[369]».

[368] [369] Mémoires d’Argenson, t. V, pp. 350 et suiv.—Richelieu reconnaît, dans ses Mémoires authentiques «qu’il fut assez sot pour se laisser entraîner dans la Querelle des Cabinets», à cause des charges et prétentions des «commensaux de Mme de Pompadour, qui indisposaient cette dame contre lui»; comme s’il n’avait pas été le premier à leur déclarer la guerre!

Aussi le triomphateur de Gênes résolut-il de justifier ce pronostic en se débarrassant de tous les obstacles qu’une main adroite accumulait sur sa route. Il poursuivit l’exécution du plan qu’il avait médité en revenant d’Italie.