—«Ah! le bel ouvrage! s’écria-t-il avec admiration[387].»
[387] Marmontel: Mémoires, t. I, p. 237.
Avisée aussitôt, Mme de la Pouplinière était retournée, en toute hâte, à l’hôtel, accompagnée des Maréchaux de Saxe et de Löwendahl[388]. Mais elle eut beau supplier, vainement ses deux amis intercédèrent pour elle, le financier resta inflexible; il refusa de recevoir sa femme; il s’engageait simplement à lui servir une pension de 8.000 livres. Alors Mme de la Pouplinière voulut donner l’explication de la plaque... tournante:
—«C’était pour me sauver de vos fureurs!
—«Allons donc! la glace s’ouvrait du côté de l’autre maison! Et puis vous ai-je jamais donné une chiquenaude?
—«Voyons! Monsieur, il faut en finir; embrassons-nous; aussi bien je suis exténuée de fatigue et de faim.
—«Pas du tout, je ne veux plus vivre, ni manger avec vous.
—«Où irai-je?
—«Eh! chez M. le Maréchal, si bon vous semble et s’il le veut[389].»
[388] La plainte de Mme de la Pouplinière (nov. et déc. 1748) ne signale, comme témoin des outrages qu’elle subit de son mari, que le Maréchal de Saxe.