—«Corrigé et pardonné», dit Duclos, «voilà la loi».

Et l’Assemblée conclut que d’Olivet n’avait pas eu conscience de la valeur des adjectifs incriminés[424].

Six mois plus tard, quand il fallut choisir un successeur à de Boze, ce fut une autre comédie, où le Maréchal joua le rôle de Scapin. Bougainville avait toutes les chances d’être élu. Or, Richelieu, assis à côté du Président Hénault, lui demande à quel candidat il donne sa voix:

—«A Bougainville.

—«Je parie que non.

—«Vous vous moquez de moi, fait Hénault.»

La discussion continue jusqu’à ce que Mirabaud soit appelé à formuler son vote. Et notre homme sort de sa poche une lettre qu’il lit aux académiciens et par laquelle le comte de Clermont, prince du sang, remercie les Immortels de lui avoir offert la place vacante. C’était la carte ou plutôt le vote forcé. Et Richelieu qui réclamait en 1749 la liberté des suffrages! N’importe, il avait gagné la gageure; car le comte de Clermont l’emportait sur Bougainville qui aurait eu la majorité[425].

[424] Correspondance de Grimm (édition M. Tourneux), t. II, p. 261.

[425] Ibid., p. 311.