Nul jeu; finance très petite.
Quelle différence, grand Dieu,
Entre ce pauvre et triste lieu,
Et le riche lieu que je quitte[110]!
[110] Mélanges historiques, politiques et satiriques (De Boisjourdain), 1807. 3 vol. in-8o, t. I, p. 379.—Mémoires de Maurepas (1792, 4 vol.), t. IV, p. 77. Et cet ennemi irréconciliable de Richelieu ajoutait que, par la suite, la duchesse de Modène avait été «l’instrument de l’ambition du Maréchal en faisant déclarer son mari pour la France contre l’Autriche» qui d’ailleurs lui avait confisqué ses États.
Une autre anecdote voulait que Madame, l’implacable ennemie de Richelieu, «qui avait retiré chez elle Mlle de Valois», se fût offusquée de l’impertinence avec laquelle il affichait sa bonne fortune, depuis sa mise en liberté due aux instances amoureuses de la fille du Régent. Aussi lui avait-elle «fait dire que s’il tenait à la vie, il eût à s’éloigner des lieux où elle était[111]».
[111] Mélanges de Boisjourdain et autres pièces satiriques sur la duchesse de Modène, t. I, pp. 379-391.
Rien n’est plus faux que ce racontar. La Palatine, bien qu’elle eût souhaité voir Richelieu accroché à la potence, n’eût pas été femme à l’y envoyer. Et d’abord elle se défendait de prendre sa petite-fille sous sa garde; puis, si elle avait adressé au «gnome», d’aussi terribles menaces, on en trouverait trace dans sa correspondance. Or, à consulter celle-ci, depuis que Richelieu est sorti de la Bastille, il semble que sa liaison avec Mlle de Valois n’ait jamais existé. C’est Mlle de Charolais seule qui porte toutes les responsabilités.