Ton amour n’est que badinage;
Tes serments sont un persiflage,
Que tu prodigues, à chaque instant,
A tout objet qui se présente,
Sans choix, sans goût, ni sentiment.
Il te suffit d’en tromper trente.
[169] Six mois auparavant, les nouvellistes parisiens annonçaient déjà sa prochaine arrivée, «l’Empereur s’inquiétant de ses assiduités auprès de l’Impératrice. Il devrait pourtant se laisser donner un successeur par lui.» Bibliothèque de L’arsenal: Archives de la Bastille, 10158. Nouvelles de café (café Joseph), 20 janvier 1728.
[170] Sa santé fut même très compromise l’année suivante, s’il faut en croire la lettre dans laquelle Mlle Aïssé (Lettres, édition E. Asse, 1873) écrivait, en novembre 1729, de Pont-de-Veyle, que Richelieu, disait-on, se mourait de la rougeole.
D’ailleurs, il eut, dans le cours de sa vie, d’assez fréquentes secousses.—Dangeau notait, le 15 novembre 1717: «Le duc de Richelieu est assez considérablement malade, on l’a saigné et on ne lui a tiré que du pus. Sa grande jeunesse pourra le tirer de là.» Et, en effet, le 23, il était hors de danger.» Il est donc évident que sa longévité fut, comme celle de Voltaire, assez fréquemment contrariée par des accidents plus ou moins graves, quoique en aient dit bon nombre de mémorialistes.
[171] On ne trouve aucune trace de ces lettres dans les Pièces inédites sur les règnes de Louis XIV et Louis XV signalées par notre Avant-Propos, publication où Soulavie avait réuni, au Tome II, la correspondance des amis de Richelieu sur «les intrigues de la Cour de France», avec l’«ambassadeur extraordinaire», pendant son séjour à Vienne.