Peine inutile!
Il fallut alors décharger les pirogues pour les renflouer.
Un îlot sablonneux émergeait à quelques mètres du théâtre de l'accident.
Les porteurs se jetèrent à l'eau, et une à une, les caisses furent portées sur le sol ferme.
Allégées, les pirogues purent franchir le banc et flottèrent emprisonnées dans une sorte de cuvette naturelle!
Combien de jours allait-on rester là? Les vivres étaient rares. Allait-on devoir mettre les hommes à la demi-ration.
Inquiets, piroguiers et porteurs parlaient déjà de gagner la rive à la nage et d'abandonner les embarcations.
—Le premier qui bouge, gronda le capitaine en tirant son revolver, je lui fais sauter la cervelle.
La menace rétablit le calme.
Mais la nuit venait, il ne fallait pas songer à chercher la bonne voie avant le lendemain. Baratier prit ses dispositions pour assurer la sécurité du bivouac.