—Une garde-robe... oui, tiens, ce cabinet là-bas... Tu trouveras tout ce qu’il te faut.
—J’y voie.
Rossignol court au cabinet que Pierre lui a désigné. Il revient bientôt tenant sous son nez un petit lambeau de toile jaune qu’il assure être un mouchoir des Indes.
—Que le diable t’emporte avec ton cabinet!
—Est-ce qu’on n’y est pas bien?
—Imbécile, je vous demande des habits; des pantalons... et tu m’envoies...
—Dame! tu me parle de garde-robe.
—Ah! mon pauvre Pierre, comme tu es faible sur l’instruction!
—Si tu veut des habits, ceux d’André son dans sa chambre... Oh! tu trouveras de quoi choisir.
—Eh! parle donc... voilà deux heures que je demande cela. Rossignol se rend à la chambre qui lui est indiquée. Il ouvre les commodes, les armoires, et reste en extase devant une garde-robe bien fournie. Aussitôt il procède à sa toilette, et comme Rossignol n’est pas homme à se rien refuser, il se rhabille entièrement, choisissant la plus belle chemise, les bas les plus fins, l’habit le plus neuf, il court à la glace: jamais il ne s’est vu si beau; quoiqu’en frac et en pantalon, il fait des posés antiques en s’écriant: