—Le voilà! mon père, dit Manette, le voilà!... Ne vous avais-je pas dit que je le ramènerais?
—C’est ma foi vrai!... ce cher André! ah çà! mon garçon, tu ne nous feras plus de pareilles escapades, j’espère?
—Non, père Bernard, oh! je vous le promets.
—A la bonne heure! car, vois-tu, ça nous rend tous comme des imbéciles!
—Désormais vous me verrez tous les jours; je passerai près de vous tous les moments où je ne travaillerai point; car je veux travailler, je veux acquérir du talent.
—Tu feras bien, mon ami; tu as de la fortune, c’est fort bien; mais on ne sait pas ce qui peut arriver, il faut se ménager des ressources en cas de revers.
—Et Pierre, mon frère... il me tarde de l’embrasser.
—Morgué! ce garçon-là se donne bien du mal pour te retrouver, car il n’est jamais chez lui; impossible de le rencontrer.
—Et il n’est pas venu vous voir?
—Non, pas depuis bien longtemps.