Avec un tampon d’ouate, nous l’étendrons bien régulièrement sur la couche de colle et nous le laisserons sécher dans l’obscurité; il pourra servir aussitôt sec.

Cette préparation n’étant pas très sensible, l’impression se fera de préférence au soleil, un peu plus forte que l’intensité que l’on désirera.

Si une couleur brun rouge n’est pas gênante pour la coloration de l’espèce à reproduire, on pourra se contenter d’un simple fixage à l’hyposulfite de soude à 5 pour 100 en y ajoutant un peu de bisulfite de soude, fixage de 5 minutes, précédé et suivi d’un bon lavage. Si l’on préfère un ton plus noir, se servir d’un des bains courants de virage-fixage que nous étendrons d’un peu d’eau.

L’image une fois sèche, il ne nous reste plus qu’à la colorier. Pour cela, les couleurs courantes d’aquarelle ne sont pas très bonnes, à part quelques exceptions; en général, elles ne sont pas assez transparentes et couvrent trop les ombres et demi-teintes de la photographie, les vermillons, les chrômes et les terres surtout; aussi, à leur place, nous emploierons des solutions de colorants d’aniline, dans le genre de celles que l’on vend pour la photo-miniature.

On pourrait aussi préparer ces solutions en choisissant parmi les nombreuses matières colorantes; par exemple, pour les jaunes, la Tartrasine, l’Aurantia; pour le rouge, l’Érytrosine, le rouge solide, puis le bleu de métylène, le vert naphtol, etc. Ces couleurs doivent être employées très diluées, car elles prennent beaucoup d’intensité en séchant.

Nota.—Pour se procurer les cuves pour écrans liquides, ainsi que les matières colorantes pour sensibilisation et coloriage, s’adresser aux maisons de fournitures pour procédés photo-mécaniques; on trouvera ces articles à la maison Calmels, 150, boulevard du Montparnasse, à Paris.


CHAPITRE VII
Les ressources du microscope.

Nous n’avons pas l’intention d’écrire ici un article sur la façon de se servir de cet instrument indispensable aux mycologues et en général à tous ceux qui font de l’histoire naturelle: on trouvera dans les traités spéciaux tous les renseignements sur ce sujet; nous voulons seulement montrer à ceux qui n’ont pas encore fait usage du microscope, qu’il est facile de s’en servir, et qu’il peut, dans une foule de cas, rendre des services importants.

Le microscope se compose essentiellement de deux parties: un pied muni d’un miroir pour éclairer par transparence les objets placés sur une platine, et au-dessus de celle-ci un tube dans lequel peut se mouvoir, au moyen d’une crémaillère, la partie optique de l’instrument.