FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE.
DEUXIÈME PARTIE.
L'HOTEL DE MERSANZ.
I
—Une scène d'antichambre.—
L'esplanade des Invalides est bornée à l'est par le faubourg Saint-Germain, à l'ouest par le Gros-Caillou. Elle sépare deux mondes. Vers l'orient, ce sont de nobles hôtels, pas si nobles que ceux du Marais, car le faubourg Saint-Germain sentait encore à plein nez son parvenu du temps de Louis XIV, mais enfin des hôtels de qualité, puisqu'ils portent pour enseignes Rohan, Larochefoucault, Chastellux, Mortemart, etc.;—vers l'occident, ce sont des maisons bourgeoises, des guinguettes ou des usines.
L'esplanade, qui s'étale entre ces deux cités, est une belle et triste promenade, dont les bosquets silencieux donnent asile à quelques valétudinaires, vivants débris de la guerre ou du travail. Les bonnes d'enfants n'aiment pas ces parages, qui sont froids et tristes. Tout ce qui s'assied sur ces bancs a un aspect pauvre et suranné. C'est une infirmerie à ciel ouvert.