—Si Maxence était ma fille, je me tuerais, parce que je serais sans armes contre les autres et contre ma conscience... mais je n'ai pas d'enfant... je suis libre, grâce au hasard... Maxence est une machine de guerre... Par elle, nous entrerons dans la place... Et je mourrai dans mon lit, avant d'avoir vu la fin des millions du comte Achille...

XIII

—Repas de corps.—

M. Garnier de Clérambault s'était trompé en plaçant maman Carabosse au nombre des convives du rez-de-chaussée. La petite bonne femme manquait à l'appel. Il n'y avait là que le beau lieutenant Vital, Jean Lagard et le père Barbedor, qui s'était grisé tout doucement à force de couper sa bière par des gouttes d'eau-de-vie, en lisant le fameux article du Journal des Débats sur la barrière des Paillassons.

Le bruit et les rires venaient de l'office, où marmitons et garçons festoyaient, grâce aux largesses du neveu Lagard, qui faisait ainsi danser les finances de l'habit bleu.

Ce jour-là, vers midi, Vital avait reçu une lettre ainsi conçue:

«Les officiers du 3e léger sont convoqués à un repas de corps qui aura lieu à Grenelle, château de la Savate, ruelle Saint-Fiacre, derrière la barrière des Paillassons.—Six heures et demie.»

Vital ne connaissait rien de tout cela. Un repas de corps ne fait pas événement. Il avait vaqué à ses occupations ordinaires, et, à l'heure dite, il s'était dirigé vers l'établissement indiqué.

Nous avons vu son étonnement à l'aspect du lieu choisi par ses collègues.