Jean Lagard vint au-devant de lui dans le vestibule.

—Bonjour, lieutenant, dit-il,—c'est moi qui suis les officiers du 3e léger, pour le moment.

Et comme Vital ne comprenait pas, Lagard ajouta:

—C'est une petite surprise qu'on a voulu vous faire, mon lieutenant, histoire de rire et de badiner.

—Et qui me fait ainsi des surprises? demanda Vital, qui n'était pas véhémentement attiré par l'extérieur du bon Jean.

—C'est moi, répondit Lagard en touchant son chapeau,—qu'ai l'avantage d'être votre cousin par droit de naissance... et qu'avais envie depuis pas mal de temps d'en casser un avec vous.

—Vous vous nommez?

—Jean Lagard, neveu et filleul de ma marraine, qui est votre bonne et respectable mère.

Le lieutenant devint très-pâle.—Jean Lagard fronça le sourcil.

—Vous n'avez pas honte de ma marraine, pas vrai? demanda-t-il en baissant la voix.