On n’avait pas fait fond sur ses promesses. On voulait le retenir par l’effroi.

La main de madame de Sainte-Croix était là.

Sur ce terrain, le comte Achille se retrouvait lui-même.

—Mademoiselle, demanda-t-il d’un ton leste et délibéré,—avons-nous dit assez de folies?... Vous plaît-il que nous rentrions dans le bal?

—Non, repartit simplement Maxence;—quand nous rentrerons dans le bal, vous me connaîtrez tout entière et vous saurez pourquoi jamais je ne puis être à vous.


XVIII
— Tête-à-tête. —

Pour le comte Achille de Mersanz, la question n’était réellement pas de savoir à cette heure si la belle Maxence serait ou ne serait pas à lui. L’aventure avait pris un pli si extraordinaire, que ses pensées d’amour faisaient trêve bel et bien.

Les dernières paroles de Maxence lui prouvaient qu’il s’était trompé en supposant que sa conduite était l’œuvre de madame de Sainte-Croix, qui voulait à tout prix assurer le mariage.

Maxence, en effet, repoussait ce dénoûment.