De toutes les choses impossibles, un mariage difficile est la plus dure à travailler.

A Dieu ne plaise que nous ayons prétendu mettre ici en scène un de ces hommes ou une de ces femmes utiles! Nous avons trouvé, chemin faisant, sur les confias de la foire aux mariages et tout près du sentier où marchent à pas muets les faiseurs sérieux de rapprochements, une histoire véritable, et nous la racontons.

Madame la marquise de Sainte-Croix et son joli collègue M. Garnier de Clérambault n’appartiennent à aucune catégorie classée. Mettons que ce sont de pures exceptions: nous resterons plus à l’aise, sans sortir de notre titre.

Il ne nous déplaît pas d’accorder que la fabrique Garnier de Clérambault, commanditée par madame la marquise, est et sera la seule de son genre.

D’autant que le lecteur appréciera dans sa sagesse.

Encore moins permettrons-nous de supposer que la pensée nous soit venue de plaider contre le mariage lui-même. Quelques romans, il est vrai, ont tenté ce méfait,—semblables à des brûlots perdus qui viennent s’échouer contre la base invulnérable d’un roc.—Le rocher n’a pas su que le brûlot se consumait à ses pieds.

Nous n’en voulons ici qu’à un mot hypocrite auquel la foule imprudente se laisse prendre trop souvent, à un mot qui ment et qui empoisonne.

Nous n’en voulons qu’à cette tournure de phrase benoîtement assassine: régulariser une position.

Cela s’entend de deux manières. La bonne signifie: faire succéder l’union chrétienne et légale aux liens d’une cohabitation volontaire.

Qu’ils soient honorés et bénis, ceux qui l’entendent ainsi!