—Cette petite fille ne l’aime pas comme je l’espérais... c’est une poupée!... Cela ne marche pas... Rien ne se noue!
Mais, tout à coup, ses yeux brillèrent extraordinairement. Elle poussa un long soupir, et son être entier sembla se détendre en une joie soudaine.
Achille et Maxence venaient de disparaître derrière une draperie.
La grande Mélite se pinça, ma foi, les lèvres, et Philomène, la douce, rougit en baissant les yeux.
Le seuil que M. de Mersanz et sa jeune compagne venaient de franchir était marqué d’avance pour la mise en scène du drame. Madame la marquise de Sainte-Croix, Mélite et Philomène savaient où donnait cette porte. C’était un boudoir où la fête n’avait pas le droit d’entrée.
Une minute après que la portière fut retombée sur Achille et Maxence, le bruit de l’aventure courait du buffet au fumoir en passant par la serre et par tous les salons.
Cela venait corroborer si bien les rumeurs accréditées déjà, que la foule éprouva ce plaisir hébété des spectateurs qui, au théâtre, ont éventé une ficelle de la pièce.
Ce fut une joie générale.
On s’abordait en murmurant:
—Que vous disais-je?