Il y avait de tout dans ce cerveau en feu: une indignation juste, une détresse poignante, une haine folle.

Et dites que la douce Philomène n’était pas une fille de ressource.

Césarine resta un instant écrasée par un anéantissement complet.

Puis tout son sang lui monta au visage.

Par un effort violent, elle se dégagea des mains des Géran, qui maintenant voulaient la retenir. Cette enfant, affolée par le poison qu’elles-mêmes avaient versé, leur faisait peur.

Césarine se dirigea d’un pas ivre vers la porte du cabinet.

Par un de ces hasards qui servent presque toujours les catastrophes, Vital et Béatrice, dont l’entretien était achevé, lui épargnèrent la moitié du chemin. Ils rentraient au salon et venaient, par conséquent, à sa rencontre.

Sans cela, les premiers éclats de la fureur de Césarine se seraient perdus dans la solitude du cabinet de travail.—Mais Césarine avait peine à marcher. Vital et sa compagne passèrent le seuil les premiers.

Elle les aborda dans le salon. Béatrice ne la voyait point.

Vital, effrayé à son aspect, balbutia: