—Césarine, prononça enfin Béatrice d’une voix basse, mais plus ferme qu’on ne devait s’y attendre,—que vous ai-je fait, ma chère enfant?

—Ce que vous m’avez fait! répéta l’implacable fillette avec une provoquante amertume:—osez-vous bien me le demander, madame?

Il y eut ici un mouvement dans le cercle qui entourait le groupe principal. Les rangs s’ouvrirent. Madame la marquise de Sainte-Croix parut, calme et digne avec son grand air de reine. Derrière elle, madame la vicomtesse de Grévy se glissa.

Sur leurs pas, un flot nouveau se pressa.

La marquise vint prendre Césarine par la main et lui dit:

—Ma fille, retirez-vous.

Césarine la repoussa comme elle avait fait tout à l’heure pour Béatrice.

—Je sais ce que je fais, madame, dit-elle avec hauteur.

Dans l’autre salon, Maxence, qui restait seule, s’approcha de la baronne du Tresnoy. Les deux Géran voulurent se mettre en tiers aussitôt. Maxence leur dit:

—Je suis comme ma mère: j’ai tout deviné.