—Où est Maxence? demanda Achille.
—Elle a suivi Césarine...
—Par pitié!... murmura le comte; madame, j’ai souffert cette nuit en une heure les tourments de toute une existence... Il faut que votre fille soit à moi demain ou jamais!
FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE.
TROISIÈME PARTIE.
——
LA GUERRE SAINTE.
I
— Lettre de la vicomtesse. —
«Ma bonne petite Aglaé, tu as été six mois sans recevoir de mes nouvelles, et voilà que, depuis quinze jours, je t’accable de ma prose. Tu ne t’en plains pas, j’en suis bien certaine, parce que tu as pour moi l’affection d’une sœur et que tu es l’indulgence même. Mais tu t’étonnes, j’en suis très-sûre aussi, et tu te creuses l’esprit pour savoir la cause de ce subit accès de bavardage.
»C’est que j’étais morte et qu’un bienheureux hasard m’a tout à coup ressuscitée; c’est que je m’endormais au fond de ma ruine et que le gros lot de la loterie humaine m’a réveillée en tombant sur moi à l’improviste. J’aime, je suis aimée; j’ai plus que le bonheur, chère petite cousine, j’ai l’espoir.
»Ne crains rien, cependant. C’est mon mari que j’aime et qui m’aime.