»—Elle n’épousera jamais le comte, prononça-t-elle lentement; elle n’est pas mademoiselle de Sainte-Croix, et vous ne la connaissez pas. Personne ne la connaît. C’est une âme fermée... et moi qui devrais savoir, j’ignore encore si cette âme est un poignard empoisonné dans sa gaine ou un pur diamant dans son écrin... L’autre instrument, c’est ce jeune homme qui chante sous nos pieds et qui se nomme Léon Rodelet...

»—Rodelet!... répétai-je en recueillant mes souvenirs; madame du Tresnoy ne m’a-t-elle pas parlé d’un Rodelet?

»Au lieu de répondre, Marguerite Vital continua:

»—La marquise déteste Maxence comme le bohémien maltraite et hait l’enfant qu’il a volé dans ses maraudes nocturnes!...

»—Elle n’est donc pas sa fille?

»—La providence de Dieu, murmura la petite bonne femme,—a des voies où nous n’entendons rien.

»Puis elle reprit:

»—La marquise déteste Léon Rodelet, parce qu’elle a ruiné, déshonoré ou assassiné son aïeul, son père et sa mère...


II
— Suite de la lettre. —