»—Et vous êtes à jeun?

»—Quant à moi, oui, madame la vicomtesse... mais j’ai fait dîner Coqueret, Bertrand, Jolyet, Martellier et Burot.

»—A un louis par tête.

»—Burot à deux louis, madame la vicomtesse; c’est lui qui a traité M. Baptiste de chez le comte de Mersanz.

»Je comprenais.

»Fromenteau s’est frotté les mains parce qu’il me voyait sourire.

»—Et que savez-vous par M. Baptiste? demandai-je.

»Fromenteau assura ses lunettes de ce coup de doigt sec qui annonce l’homme de plume et déplia un de ses papiers.

»—Pas grand’chose, grommela-t-il en haussant les épaules; c’est de l’argent qui ne rapporte pas. M. Baptiste ne se grise jamais tout à fait... et il lui faut du bon... il en a à la maison... Voici le rapport de Burot...

»Je ne te donnerai pas le rapport de Burot... Il ne contenait guère en substance qu’une contrepartie des renseignements fournis par Césarine. M. Baptiste, cependant, ne partageait point l’opinion que le comte pût passer à l’étranger. On est si bien en France pour faire une sottise!