»—Bien des excuses... Tant pis pour le patron... j’entends M. Garnier!... Comme on est traité on sert... Je suis sobre, excepté à l’occasion... M. Garnier de Clérambault est le dernier qui m’ait promis les mille francs pour ma position d’associé avec mon neveu... Ça a été bien près, mais ce grand coquin de Jean Lagard arriva et chipa la chose... Si M. Garnier m’avait donné le billet, Stéphanie ne serait pas affichée au onzième et je ne dirais rien sur lui ni pour or ni pour argent... mais il ne m’a pas payé seulement les renseignements que j’avais pris sur le jeune Rodelet et la somme totale des biens de M. le comte de Mersanz, chez M. Souëf (Isidore-Adalbert). Aussi, je ne lui dois rien.
»—A quelle époque? demandai-je.
»—Ça n’est pas vieux... c’était l’autre jour, avenue de Saxe... Le commencement de la danse, quoi! Il préparait ce qui se fait aujourd’hui.
»—Et vous l’avez aidé?...
»—C’est l’état... Il y a donc que vous ne pouvez pas mieux vous adresser: d’abord, parce que M. Garnier et moi, nous sommes de vieilles connaissances, ayant été employé par M. du Tresnoy pour le surveiller et m’étant trouvé mêlé à certaine affaire de la rue du Cherche-Midi.
»—Je sais cela, l’interrompis-je,—passez.
»Fromenteau discontinua pour un moment d’adresser à la volaille froide toutes les caresses de son regard et tourna vers moi son œil étonné.
»—Ah! ah!... fit-il,—vous savez cela... Alors, vous connaissez madame la baronne du Tresnoy... ou la petite concierge... ou la sage-femme... ou madame Merriaux... ou...
»—Passez, vous dis-je!
»—Bien des pardons... et des excuses... Le fait est que je ne suis pas ici pour interroger madame la vicomtesse... mais l’habitude de l’état... Où en étions-nous?