Flavie l’entoura de ses bras, essayant cette œuvre impossible, de lui transmettre sa propre existence.
—Tu ne mourras pas, disait-elle, je suis là... je ne veux pas que tu meures!...
Elle la sentait froidir contre son sein. Elle voyait bien que son souffle faiblissait. Elle luttait cependant; elle s’efforçait; elle adressait à Dieu tour à tour des prières sublimes et d’extravagantes menaces.
Un spasme arrêta la respiration de Maxence.
Flavie lâcha prise, glacée qu’elle fut jusque dans la moelle de ses os.
Une minute se passa. Flavie, affaissée sur le sol, guettait toujours, ouvrant à demi ses pauvres yeux, où les larmes étaient séchées.
—Rien pour moi! pensait-elle; elle ne m’a pas parlé... M’a-t-elle maudite?
Un souffle faible passa entre les lèvres de Maxence, qui murmura comme en un rêve:
—Les autres ont des mères... J’ai vu des fiancées qui revenaient de l’autel avec leurs couronnes de fleurs... Elles souriaient à tout un avenir d’amour... Moi, je meurs.
—Maudite! maudite! balbutia Flavie.