M. du Tresnoy, disposant de toutes les ressources de la police, avait passé des années à élucider ce seul fait: sa complicité avec Clérambault,—et il était mort à la peine.

Elle avait le génie de ces ruses à la fois grossières et souverainement adroites, qui réussissent à coup sûr. Elle joignait la prudence la plus consommée à ce courage brutal qui fait que, à l’heure donnée, on baisse la tête pour aller en avant.

Ces observations nous ont paru nécessaires pour rétorquer l’objection banale de ces lecteurs Guzman qui ne connaissent pas d’obstacles: «Pourquoi ne pas la planter tout uniment devant la cour d’assises?»

Mon Dieu, tout uniment aussi, c’est qu’elle n’y voulait point aller et qu’elle avait agi en conséquence.

Ne vous est-il donc point arrivé,—je ne dis pas une fois, mais cent fois,—de vous trouver en face d’honnêtes gens qui avaient fait pis que pendre et de qui l’on racontait, tout bas, des choses atroces?

Vous les avez salués, madame;—monsieur, vous leur avez peut-être donné la main!

Je ne vous accuse pas. S’il fallait croire à tous les cancans, on tiendrait toujours ses deux mains dans ses poches.

Mais, enfin, le fait s’est éclairci plus tard. La société a enfin pris le malfaiteur au collet.

Ne triomphez pas! Plus tard, vous entendez bien.

Cela nous donne de la marge pour notre marquise. Ce que la société fera d’elle plus tard, nous l’ignorons encore.