—Mon Dieu! je n’entends plus Vital!... Mon Dieu, un coup de foudre!
Un effroyable craquement se fit au rez-de-chaussée de la maison Barbedor. Marguerite entendit tomber les châssis brisés d’une croisée qu’elle ne voyait point, tandis que les carreaux volaient en éclats.
—Jean Lagard! au secours! au secours!
—Où êtes-vous, maman? Est-ce que ça chauffe? demanda une voix bien connue.
Puis Marguerite, dont les yeux étaient habitués à l’obscurité, vit la forme athlétique de son filleul qui se dessinait en blanc dans le noir.
Sa voix s’étouffa dans sa gorge. Elle ne put dire que ceci:
—Là-bas, Jean!... Ils me tuent mon Vital.
Jean fit une demi-douzaine de bonds en poussant un sauvage cri de guerre.
Marguerite avait appelé la foudre.
Là-bas, à l’endroit de la bataille, on entendit quelques blasphèmes sourds, puis des râles...