1° Le Normand-finaud : type connu surabondamment ; le maquignon ordinaire des naturalistes.

2° Le Normand-doux, bien gentil garçon, mais plat comme ces insectes dont le nom est proscrit, et qui troublent le sommeil du pauvre.

3° Le Normand-brusque : un brave homme, un peu rustique, un peu rude, mais le cœur sur la main.

Un franc luron, grosse voix, gros corps, gros mots.

Ah ! un bien digne cœur, allez ! trop probe peut-être pour nos siècles corrompus, trop intègre, trop pur, à ce qu'il dit.

Néanmoins, veillez à vos poches !

Le chevalier Méloir n'était qu'une moitié de Normand collé à une moitié de Breton.

La moitié bretonne déterminait son genre ; il était Normand-brusque.

Maître Gueffès appartenait à une quatrième espèce, le Normand-vipère.

Mais, encore une fois, la patrie de Corneille, le moins normand des grands poètes, est en dehors de tout cela, et nos normands typiques naissent à Paris aussi souvent, pour le moins, qu'en Normandie.