— Vellecy ! allez ! Le chien donna de la voix à bas bruit. La chasse recommença. Mais bientôt un obstacle d'un nouveau genre se présenta.
Nous ne voulons point parler de la marche à reculons. Ceci eût été bon peut-être pour tromper des hommes, mais les chiens vont au flair et ne raisonnent guère, les heureux !
À cause de quoi, ils ne commettent point d'erreurs.
L'obstacle dont il s'agit, c'était la divergence des routes suivies par le petit Jeannin d'abord, frère Bruno ensuite, et enfin le gros de la caravane.
Les chiens quêtèrent un instant, soufflant au vent, éternuant, reniflant, et attendant l'indication bonne ou mauvaise qui leur vient de l'homme, quand leur instinct fait défaut.
Mais ici les hommes étaient encore plus empêchés que les chiens.
Tout le monde mit pied à terre. On s'accroupit sur le sable, on regarda la tangue de près ; on fit de son mieux.
On ne fit rien de bon.
La brume semblait se rire de tout effort.
Maître Vincent Gueffès, car il était là, maître Vincent Gueffès fut le premier qui se releva. Il avait le nez tout barbouillé de sable, tant il avait approché de la tangue ses yeux clignotants et gris.