René attendait depuis plus d'une heure, lorsque le jeune homme à figure blême, qui avait les cheveux tout blancs, sortit de la sacristie avec un prêtre que René voyait pour la première fois.

Un ecclésiastique entre deux âges, à la physionomie honnête et grave.

La figure du jeune homme frappa René comme un choc physique, et le nom entendu en rêve lui vint aux lèvres:

—Andréa Ceracchi!

Andréa Ceracchi passa, avec le prêtre, tout auprès de René, qui était caché par l'ombre d'un pilier et dit:

—Elle viendra demain. La chose devra être faite tout de suite, parce que M. le baron de Ramberg est très pressé de retourner en Allemagne.

Ces paroles et le ton qu'on mettait à les prononcer étaient assurément les plus naturels du monde.

Cependant, au-devant des yeux de René, la trappe s'ouvrit, la trappe recouverte de fleurs, et il lui sembla entendre le lugubre écho de ces autres paroles: «Le comte Wenzel est reparti pour l'Allemagne!»

—Il faudra bien qu'elle dise la vérité; pensa-t-il.

Et le lendemain, comme nous l'avons vu, il revint à l'église
Saint-Louis-en-l'Ile.