—L'ordre doit être faux! s'écria la comtesse. Ce Sévérin est le plus dangereux complice de Georges Cadoudal.

Les deux fonctionnaires demeurèrent atterrés.

M. Dubois tomba plutôt qu'il ne s'assit dans son fauteuil et Berthellemot, exécutant pour la seconde fois son travail d'écuyer du cirque Olympique, sauta tête première au travers de la porte.

Il ne fut absent que trois minutes.

Ces trois minutes, il les passa avec M. Despaux, qui lui rapporta que, sur son ordre, à lui, M. Berthellemot, on avait donné à Jean-Pierre Sévérin un officier de paix muni de son écharpe et quatre agents choisis, parmi lesquels comptaient Laurent et Charlevoy.

—Et tout ce monde-là est parti? demanda le malheureux secrétaire général.

—Il y a beau temps! répondit Despaux. Le Sévérin avait l'air d'avoir le diable à ses trousses.

—Où sont-ils allés?

—On ne m'avait pas chargé de m'enquérir de cela.

—Vous avez gardé l'ordre, je suppose?