—Sans que je sois prévenu! s'écria Dubois, qui bondit sur son siège.

—La dernière personne que le premier consul a vue à Paris, c'est moi, et j'étais chargée de vous prévenir.

Dubois sonna à tour de bras. M. Despaux entra presque aussitôt.

Il eût fallu un regard encore plus perçant que celui de M. le préfet de police pour saisir au passage le coup d'oeil rapide qui fut échangé entre le nouvel arrivant et la comtesse Marcian Gregoryi.

—Aux Tuileries, sur le champ, un exprès! ordonna Dubois, le premier consul serait parti ce soir pour Fontainebleau…

—On vient d'en apporter la nouvelle, dit Despaux, et j'étais en route pour l'annoncer à M. le préfet.

Despaux sortit sur un signe de son chef.

—Le fait dont je voulais vous entretenir, reprit tranquillement la délicieuse blonde, est la mise en chartre privée, par moi, d'un jeune étudiant en droit, nommé René de Kervoz, gendre futur de Jean-Pierre Sévérin…

—Que le diable emporte celui-là! s'écria le préfet du meilleur de son coeur.

—Et propre neveu, poursuivit la comtesse, du chouan Georges Cadoudal.