Il salua respectueusement, et le duc prit congé.

Aussitôt qu'il fut sorti, le commissaire sonna. Picard entra.

—Il y a quelque chose là-dessous, lui dit le commissaire. Est-ce que la jeune femme est jolie?

—Plus que jolie, répliqua Picard. Elle est à croquer, malgré ses yeux rouges et ses pauvres joues pâles.

—Faites venir Rioux.

Rioux était un assez vilain bourgeois, mais un bel agent. Son profil affectait un peu la forme fuyante des têtes de levrettes, mais, en dépit de l'évangile phrénologique, il ne manquait pas d'intelligence. Il arriva tout soucieux.

—Ce duc avait sa voiture à la grande grille, dit-il; quoiqu'il soit entré au Jardin des Plantes par la porte de la rue Cuvier. C'est drôle.

—Et la voiture a suivi au pas derrière le monde, par le pont d'Austerlitz, ajouta Picard, elle attend à la porte.

Le commissaire consulta sa montre d'un air égrillard.

—Chacun a ses petites histoires d'amour, fit-il en ramenant les faces de ses cheveux: ce sont des sauvages qui roucoulent comme des tigres, là-bas. Celui-ci n'a pas inventé la poudre. Je l'ai envoyé à la préfecture pour la règle, mais je ne serais pas fâché que le pot aux roses fût découvert par nous. Attention! il y a une prime.