À Paris, bien qu'il tînt grand état, la différence absolue des mœurs et la gaucherie qu'il avait à s'exprimer dans notre langue exagérèrent sa timidité naturelle. Il vécut à l'écart; dans le monde parisien, il passa pour une sorte de sauvage poussant l'austérité des mœurs jusqu'au stoïcisme.
Par le fait, ses fredaines se bornaient à payer à une danseuse les appointements d'un ministre.
Ce fut le hasard qui plaça sur sa route la Gloriette, un jour qu'il visitait le Jardin des Plantes.
La passion le prenait comme un coup de foudre. Là-bas, au Brésil, il eût fait enlever la jeune femme dès le soir même. À Paris, il avait peur; il se mit à jouer le rôle d'un sombre et maladroit Céladon.
Pendant des jours et des semaines, il suivit la Gloriette comme s'il eût été son ombre.
Nous savons comment se termina sa poursuite et par quel grossier mensonge il trompa l'amour maternel de la Gloriette.
Nous savons aussi qu'il lui promit mariage.
Nous n'ajouterons plus qu'un mot: il y avait un vivant obstacle à l'accomplissement de cette promesse: la première duchesse de Chaves était sur le bâtiment qui emmenait la Gloriette au Brésil.