Mais j'avais parlé au hasard.
Il se leva. Je fis aussitôt comme lui. Loin de me renvoyer, il passa son bras sous le mien, et me conduisit voir ses richesses.
Ses faïences lui donnaient beaucoup de fierté. Il en causait presque aussi volontiers que de «sa vue».
—Voyons vos autres questions, me dit-il en toquant une terre cuite qu'il affirma être de Clodion.
—J'ose à peine formuler le désir que j'ai, murmurai-je. Cette fameuse photographie, je ne l'ai jamais eue....
—Ah! parbleu! interrompit-il, la chose sera originale! Je vais non seulement vous la montrer, mais vous faire cadeau d'un exemplaire.
—Est-ce vrai! m'écriai-je tout tremblant.
Il prit dans sa poche une enveloppe de lettre qui contenait deux épreuves du portrait dont il a été si souvent question.
J'en avais déjà vu une chez M. Louaisot, mais il avait refusé de la mettre en ma possession. Je saisis avidement celle que M. Cressonneau me tendait. J'avais un espoir. Il y a de si singulières ressemblances! Mais après avoir fait subir au portrait un minutieux, un douloureux examen, je laissai retomber mes deux bras.
—Oui, oui, fit M. Cressonneau, je n'étais pas fâché de voir votre impression, c'est vrai, quoique le plaisir de vous être agréable m'eût amplement suffi. Vous en étiez toujours à vos idées de séparer Jeanne de Fanchette? Mais maintenant, c'est bien fini, hein?