La Couronne eut encore son orgueilleux sourire. Elle ne daigna même pas répondre. En sortant, Louaisot dit à François Riant:

—Quand les deux jeunes gens vont venir, vous donnerez ce cabinet et non pas un autre, je le veux.

—Et vous n'avez rien autre à m'ordonner?

—Rien, sinon ce que j'ai dit déjà: le flacon, le mouchoir, les photographies, et ne pas oublier d'ouvrir la fenêtre pour qu'ils respirent à l'aise.

Il était deux heures. Le patron et sa compagne remontèrent le chemin d'Auteuil.

Laura devenait agitée, la fièvre la prenait.

Louaisot était un peu à bout de légendes, mais le transport qui montait lentement et sûrement au cerveau de la pauvre folle rendait sa besogne aisée.

Il aurait aussi bien pu se taire désormais. Ce que Laura voulait, c'était prier. Louaisot la conduisit à l'église d'Auteuil.

—Moi, dit-il, je vais battre le pays et fouiller les profondeurs du bois pour savoir où se cache le vampire, après quoi je reviendrai vous chercher. Laura entra dans l'église solitaire. Elle y chercha un coin bien sombre et s'y prosterna, la face contre les dalles.

Louaisot alla à l'estaminet fumer une pipe, boire une chope et lire le Siècle, car il avait des opinions éclairées.