Le tas de paille fut dérangé; nous ouvrîmes la trappe qui recouvrait l'escalier.

Chacun de nous alluma une bougie et nous descendîmes.

L'itinéraire tracé par M. Louaisot était bon. En le suivant exactement nous arrivâmes d'abord au cellier, grand comme une place de village, qui contenait encore les gigantesques tonneaux—puis à l'artère principale de cette ville souterraine: le chemin charretier conduisant jadis de l'entrepôt Bochet à l'entrepôt de la rue de Levis, situé alors extra muros.

Pendant que nous étions dans le passage allant du cellier au grand chemin souterrain, il nous sembla entendre un bruit soudain et violent, suivi de cris qui se mêlaient répercutés par les voûtes.

Nous pressâmes le pas, mais en arrivant au bout du couloir, nous écoutâmes en vain.

Le bruit avait cessé.

L'énorme galerie dont la voûte humide et sombre pendait maintenant sur nos têtes s'emplissait d'un morne silence.

Nous nous étions arrêtés pour prêter l'oreille et pour regarder. Dès que nous marchions, en effet, quoique le sol fût très doux, le bruit de nos pas faisait tapage.

D'abord nous ne vîmes rien, j'entends Lucien et moi, car M. Ferrand semblait littéralement anéanti. Il ne regardait même pas.

Puis, tout à coup, au moment où nous allions reprendre notre marche, une voix d'homme parla.